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Museveni se déclare prêt à se reconvertir en berger s’il n’est pas réélu


Yoweri Museveni, président de l'Ouganda

Yoweri Museveni, président de l'Ouganda

New Vision reprend dans sa publication de jeudi une déclaration du président ougandais au quotidien d'Eat.

Yoweri Museveni soutient dans cette déclaration qu'il quitterait la politique pour devenir berger s'il perdait l'élection présidentielle du 18 février prochain. Il est au pouvoir depuis 30 ans.

"Si je perds l'élection, je quitterai le pouvoir", a affirmé jeudi M. Museveni. "J'ai mon métier à la maison, je suis berger".

"Je ne suis pas avide de pouvoir, mais avide de missions, donc j'ai la mission de transformer les Ougandais par l'économie", a-t-il ajouté selon ce quotidien.

Le principal opposant au chef de l'Etat, Kizza Besigye, chef du parti Forum pour le Changement démocratique (FDC), a pour sa part fait savoir qu'il avait été arrêté 43 fois depuis sa première candidature à la présidentielle, en 2000.

"Depuis 2000, quand je me suis présenté à la présidentielle pour la première fois, j'ai été arrêté et emprisonné 43 fois, et ils continuent à me libérer sans charges", a déclaré M. Besigye lors d'un rassemblement mercredi.

Ancien médecin personnel de M. Museveni, il avait affirmé par le passé qu'il ne se présenterait plus après ses défaites en 2001, 2006 et 2011, affirmant qu'un scrutin libre et équitable était impossible, mais il a changé d'avis.

Depuis sa défaite de 2011, M. Besigye a organisé une série de manifestations, interdites, contre le gouvernement, qui lui ont valu d'être arrêté à de multiples reprises, détenu pendant plusieurs heures, pendant que ses partisans étaient pourchassés dans les rues, dispersés à coups de gaz lacrymogènes, battus et arrêtés.

Les principaux partis d'opposition ont assuré s'être mis d'accord pour désigner, le moment venu, un candidat unique à la présidentielle de février, à choisir entre M. Besigye et l'ancien Premier ministre Amama Mbabazi, qui ont commencé à faire campagne séparément.

Ayant longtemps été des figures du parti au pouvoir, les chefs de l'opposition peinent à offrir une alternative convaincante, ainsi qu'à critiquer un système dont ils ont un temps bénéficié, voire qu'ils ont aidé à mettre en place.

Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, est le grand favori de la présidentielle. Son parti, le Mouvement national de Résistance (NRM), l'est tout autant pour les élections législatives, qui ont aussi lieu en février, en même temps que des scrutins locaux.

Avec AFP

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