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Mozambique : le leader d’opposition veut nommer ses hommes à la tête de six régions


Afonso Dhlakama, leader de l'opposition mozambicaine

Afonso Dhlakama, leader de l'opposition mozambicaine

Afonso Dhlakama  a annoncé vouloir mettre en place en mars ou avril 2016 des gouverneurs et des administrateurs de son parti dans les six provinces du centre et du nord du pays dans lesquelles il était arrivé en tête aux élections générales de 2014.

Cette annonce fait suite au rejet par l'assemblée mozambicaine, le 7 décembre, d'une proposition de modification de la constitution portée par la Renamo, qui aurait permis à M. Dhlakama de nommer les gouverneurs en vertu des derniers résultats électoraux.

D'après la Constitution actuelle, les gouverneurs sont nommés par le président.

Le chef de l'opposition a affirmé qu'il "occuperait les provinces démocratiquement et politiquement", mais qu'il exercerait son "droit de défense", si le gouvernement résistait militairement.

"Si le Frelimo veut négocier et qu'il n'y a pas de bazar, moi, Afonso Dhlkama, suis prêt à le faire. Mais si le Frelimo persiste avec son arrogance, il va tout perdre", a t-il affirmé.

Pour rassurer les investisseurs étrangers qui affluent dans ce pays d'Afrique australe aux immenses réserves de gaz et de charbon, il a souligné que la Renamo n'attaquerait pas les infrastructures, comme au temps de la guerre civile.

M. Dhlakama, qui n'est pas apparu en public depuis plus de deux mois, s'est adressé par visioconférence aux journalistes réunis à Maputo depuis Satunjira (centre), sa base militaire historique.

Il s'y est réfugié après que sa maison de Beira (centre) a été encerclée le 9 octobre dernier par les forces gouvernementales, qui ont prétexté vouloir désarmer sa garde personnelle.

Depuis, la police et l'armée ont continué de désarmer les troupes résiduelles de la Renamo par la force, laissant craindre une reprise des hostilités, jusqu'à ce que le président Filipe Nyusi ne suspende l'opération fin novembre.

Mercredi matin, le président Nyusi a reconnu que l'état de la Nation n'était pas satisfaisant lors de son adresse annuelle au parlement.

"Nous aurions été contents si nous avions résolu les problèmes de pauvreté, d'exclusion et de paix", a t-il déclaré, rompant avec les discours lisses de ses prédécesseurs.

Avec AFP

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