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La police enquête sur l'existence d'un éventuel charnier humain au Mozambique


La route de la province de Manica, Mozambique

La route de la province de Manica, Mozambique

La police mozambicaine a annoncé enquêter sur la possible découverte d'un charnier contenant 120 cadavres dans le centre du pays, une zone en proie aux tensions militaires entre les troupes gouvernementales et la branche armée du principale parti d'opposition, la Renamo.

Les médias locaux ont rapporté jeudi soir que des agriculteurs auraient découvert une fosse commune contenant des cadavres de villageois, une information confirmée à l'AFP par un représentant de la Renamo, l'ancienne rébellion de la guerre civile (1976-1992).

"Nous avons constitué un groupe pour quadriller la zone où la supposée fosse commune existerait. A ce stade, rien n'a été constaté", a avancé vendredi lors d'une conférence de presse Inacio Dina, le porte-parole de la police à Maputo, précisant qu'aucun villageois ne s'était manifesté à la police sur ce sujet.

D'après le représentant de la Renamo qui s'exprime sous couvert d'anonymat par craintes de représailles, la fosse se situerait à Canda, près du parc naturel de Gorongosa, dans une zone dénommée "76".

"La fosse contient 120 cadavres, assure-t-il à l'AFP qui l'a joint sur place. Le décompte a été fait à partir des têtes visibles, mais certains corps sont dans un état de décomposition avancée", indique-t-il, précisant que "ce sont des cadavres de villageois, de personnes qui se sont fait kidnappées, et non des forces armées."

"La situation ici est alarmante, déplore-t-il. Beaucoup de personnes se font séquestrer puis tuer parce qu'elles sont soupçonnées d'aider la Renamo." "Rien que depuis le 22 avril, estime-t-il, 25 personnes auraient disparu. Des individus en civil se présentent au marché et font comme s'ils achetaient des produits alors qu'en réalité ils cherchent à identifier des membres de la Renamo pour plus tard les séquestrer."

Avec AFP

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