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Mossoul : le Premier ministre irakien reste opposé à une participation turque


Les forces d'élite antiterroristes irakiennes se regroupent avant une opération pour reprendre la ville de Mossoul des mains du groupe Etat islamique, en Irak, 15 octobre 2016.

Les forces d'élite antiterroristes irakiennes se regroupent avant une opération pour reprendre la ville de Mossoul des mains du groupe Etat islamique, en Irak, 15 octobre 2016.

Haider al-Abadi, Premier ministre irakien, reste opposé à une participation turque à l'offensive pour reprendre Mossoul aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI), a-t-il indiqué samedi après une rencontre avec le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter.

"La bataille pour Mossoul est une bataille irakienne et ceux qui la conduisent sont irakiens", a déclaré le Premier ministre au côté de M. Carter, selon des propos traduits par un officiel américain.

"Je sais que les Turcs veulent participer, nous leur disons merci, c'est quelque chose que les Irakiens vont gérer", a-t-il dit.

"Nous n'avons pas de problème" dans cette offensive, a-t-il également déclaré. Si un soutien est nécessaire, "nous le demanderons à la Turquie ou à un autre pays de la région", a-t-il indiqué.

Le secrétaire américain à la Défense, qui était à Ankara vendredi, joue actuellement les médiateurs pour tenter de réconcilier les positions de ses deux alliés au sujet de la bataille pour reprendre la deuxième ville d'Irak.

Vendredi, il avait indiqué qu'il avait bon espoir que les deux pays finiraient par parvenir à un accord. Un haut responsable américain avait évoqué une participation "non militaire" de la Turquie.

M. Carter a atterri samedi à Bagdad pour une visite non annoncée afin de faire le point sur les opérations en cours autour de Mossoul (nord), dernier bastion de l'EI en Irak.

Il a également discuté avec ses interlocuteurs des efforts nécessaires pour que la deuxième ville d'Irak retourne à une vie normale après sa reconquête, ainsi que des conditions dans lesquelles elle sera gouvernée.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan ne veut pas que la Turquie reste à l'écart des opérations pour libérer Mossoul.

Selon les experts, le président Erdogan se préoccupe du nouvel équilibre des forces qui sera instauré entre les différentes communautés après la libération de cette ville sunnite, redoutant une mainmise des Kurdes et des musulmans chiites.

Avec AFP

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