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Moscou cherche à "déstabiliser l'UE", assure le président bulgare


Le président bulgare Rosen Plevneliev s'exprime au cours de la 70e session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 30 septembre 2015.

Le président bulgare Rosen Plevneliev s'exprime au cours de la 70e session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 30 septembre 2015.

La Russie cherche à "déstabiliser l'UE", a mis en garde mercredi le président bulgare Rossen Plevneliev devant le Parlement européen, estimant que la crise ukrainienne avait marqué l'entrée dans une période de "paix froide".

Dans un discours pro-européen, très applaudi par les eurodéputés réunis à Strasbourg, M. Plevneliev a vertement critiqué Moscou, qui "ne soutient pas les principes de l'ordre international".

"Le Kremlin s'oppose à nous et essaye de déstabiliser l'UE (...) il essaye de détruire les fondations de l'UE, que sont l'unité, la solidarité et l'état de droit", a déclaré le chef de l'Etat, jugeant que cette situation avait mis un coup d'arrêt au processus d'élargissement de l'Union.

"La crise ukrainienne a été un tournant. Nous sommes entrés dans une nouvelle phase, que je qualifie de paix froide", a-t-il poursuivi. "Paix, parce que personne ne veut une guerre, mais paix froide parce que l'on voit une confrontation et des méthodes du temps de la Guerre froide".

"Allons-nous vers une nouvelle conférence de Yalta ? Si l'Ouest permettait cela, ce serait une honte historique", a encore dit M. Plevneliev, avant de s'exclamer : la "Crimée c'est l'Ukraine, et l'Ukraine c'est l'Europe".

Le président bulgare a en outre appelé à une intégration "aussi vite que possible" de son pays, qui a rejoint l'UE en 2007, à l'espace Schengen de libre-circulation , la Bulgarie ayant fait selon lui la démonstration face à l'afflux migratoire qu'elle "protège les frontières extérieures de l'UE d'une manière professionnelle et efficace".

"Quel que soit le résultat du référendum britannique (du 23 juin sur une éventuelle sortie de l'UE, ndlr), le débat sur une Europe à plusieurs vitesses va continuer", a-t-il prédit, appelant à rejeter toute idée d'une "Europe à la carte" et à ne pas laisser les pays des Balkans à l'écart de l'Union.

Avec AFP

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