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Mondial 2018 : le futur stade de Saint-Pétersbourg à l'arrêt


Sepp Blatter, l'ancien patron de la FIFA et le président russe Vladmir Putin, 13 juillet 2014 au Stade Maracana à l'issue de la finale de la Coupe du monde 2014 au Brésil. (AP Photo/RIA-Novosti, Alexei Nikolsky, Presidential Press Service, File)

Sepp Blatter, l'ancien patron de la FIFA et le président russe Vladmir Putin, 13 juillet 2014 au Stade Maracana à l'issue de la finale de la Coupe du monde 2014 au Brésil. (AP Photo/RIA-Novosti, Alexei Nikolsky, Presidential Press Service, File)

Avec ses 68.000 places, son toit rétractable et son allure de soucoupe volante posée sur une île de l'ouest de Saint-Pétersbourg, face au golfe de Finlande, le stade, en construction depuis près de 10 ans, doit notamment recevoir une demi-finale de la Coupe du monde 2018.

Alors qu'il doit devenir l'un des écrins du Mondial-2018 organisé par la Russie, les contre-temps se multiplient autour du stade de Saint-Pétersbourg, dont le chantier à l'arrêt depuis un mois a forcé le gouvernement russe à réagir.

Avec ses 68.000 places, son toit rétractable et son allure de soucoupe volante posée sur une île de l'ouest de Saint-Pétersbourg, face au golfe de Finlande, le stade, en construction depuis près de 10 ans, doit notamment recevoir une demi-finale de la Coupe du monde 2018.

Mais depuis mi-juillet, les travaux de ce qui sera aussi la future enceinte du Zénith Saint-Pétersbourg, le club phare du football russe de ces dernières années, sont à l'arrêt. Ils ne reprendront pas avant fin août, date avancée par le nouveau maître d'oeuvre du stade, l'entreprise russe Metrostroï.

Vainqueur en fin de semaine dernière d'un appel d'offre organisé dans l'urgence par la municipalité de Saint-Pétersbourg, Metrostroï n'a eu que quelques jours pour préparer son dossier et s'est engagé à finir la construction du stade pour 5,38 milliards de roubles (74 millions d'euros). L'entreprise promet qu'il sera livré avant le 26 décembre 2016, date prévue par l'ancien maître d'oeuvre, Injtransstroï-SPB.

Car le futur stade de Saint-Pétersbourg est au coeur d'un conflit ouvert, qui a considérablement retardé le chantier, entre la municipalité de la deuxième ville de Russie et Injtransstroï-SPB.

- Le temps presse -

Mi-juillet, Injtransstroï-SPB a décidé de suspendre ses travaux, accusant la municipalité de Saint-Pétersbourg d'avoir des retards de paiement pour un montant d'un milliard de roubles (13,9 millions d'euros) et de n'avoir pas concrétisé une augmentation du budget du stade de 4,3 milliards de roubles (59,9 millions d'euros) pourtant votée en juin.

De son côté, la municipalité a accusé dans un communiqué la société de "ne pas avoir respecté les délais de construction, d'avoir violé les règles de sécurité et ignoré des remarques portant sur la qualité des travaux".

Selon des médias russes, Injtransstroï-SPB n'a en outre pas réussi à justifier un déficit de 2,5 milliards de roubles constaté sur le chantier.

Fin juillet, après deux semaines de psychodrame dans l'ancienne capitale impériale russe, Injtransstroï-SPB a finalement annoncé "la rupture officielle du contrat de construction du stade à l'initiative du client", la municipalité de Saint-Pétersbourg, et donc "l'arrêt forcé de tous les travaux".

Pourtant, le temps presse. Finie à 85% selon Injtransstroï-SPB, l'enceinte doit accueillir l'été prochain quatre matches de la Coupe des confédérations, qui servira de répétition générale avant le Mondial-2018.

Le conflit a fini par contraindre le gouvernement russe à réagir. En visite à Saint-Pétersbourg vendredi pour officialiser le nouveau maître d'oeuvre, le ministre des Sports Vitali Moutko s'est dit "gravement préoccupé" par la situation.

- Le budget a explosé -

"En dépit de nos inquiétudes, nous pensons que les travaux seront achevés dans les délais impartis", a-t-il tenu à positiver dans des propos rapportés par la presse locale, promettant également un soutien financier de l'Etat à Metrostroï.

Dans un communiqué, Injtransstroï-SPB a assuré "prendre toutes les mesures pour transférer de façon civilisée le chantier au nouveau maître d'oeuvre", tout en réitérant ses accusations visant la mairie de Saint-Pétersbourg, contre qui l'entreprise a porté plainte pour "rupture illégale de contrat".

"La Fifa suit attentivement les problèmes relevés à Saint-Pétersbourg. La situation est préoccupante", avait pour sa part estimé l'organe suprême du foot mondial mi-juillet, dans un communiqué transmis à l'agence de presse russe TASS.

Le vice-gouverneur de Saint-Pétersbourg, Igor Albine s'est quant à lui voulu rassurant: tout "sera prêt pour accueillir en 2017 des matches de la Coupe des Confédérations ainsi que ceux de la Coupe du monde en 2018", a-t-il promis.

Commencée en 2007 pour un budget initialement estimé à 6,9 milliards de roubles, la construction du stade devra s'établir finalement à 39,2 milliards de roubles (545,7 millions d'euros), un prix qui aurait fait de lui l'un des stades les plus chers du monde, si la monnaie russe ne s'était pas effondrée dans le sillage des cours du pétrole.

Avec AFP

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