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Moïse Katumbi repart libre après sa deuxième audition


Moïse Katumbi arrive au Parquet au milieu d'une foule, à Lubumbashi, 11 mai 2016

Moïse Katumbi arrive au Parquet au milieu d'une foule, à Lubumbashi, 11 mai 2016

L’ancien gouverneur de la province du Katanga, qui a récemment annoncé sa candidature à la prochaine élection présidentielle, sera à nouveau attendu le 13 mai, ont annoncé ses avocats à VOA Afrique à l’issue de l’audition.

Moïse Katumbi est reparti libre après une deuxième audience au parquet général de la République de Lubumbashi.

L’audience à huis clos a duré plus de six heures. Le candidat milliardaire a été entendu par le procureur général de la République et l’avocat général de la République dans le cadre d’une enquête ouverte sur demande du gouvernement au sujet du recrutement des mercenaires.

Le ministre de la justice Alexis Thambwe Mwamba l’accuse de recrutement des mercenaires, affirmant détenir suffisamment des preuves détaillées sur cette affaire sur base sur base des déclarations d’un sujet américain aux arrêts.

Avec des calicots mentionnant : "une justice équitable" ou encore "je suis Moïse", la foule des milliers de personnes a accompagné M. Katumbi au parquet mais a été dispersée par la police. Des coups de feu ont été entendus selon le correspondant de VOA Afrique sur place.

M. Katumbi est rentré chez lui sans incident après plus de six heures d’audition.

Vendredi, il reviendra à la cour mais pour, cette fois-là, être confrontés aux personnes arrêtées et détenues jusque-là à Kinshasa, disent ses avocats.

M. Katumbi dément avoir recruté des mercenaires et demande une enquête internationale impliquant les Etats-Unis et l’Afrique du Sud dont les ressortissants sont cités comme ayant été recrutés.

Pour lui, il s’agit d’un montage du pouvoir pour lui nuire car l’Américain arrêté à Lubumbashi s’y est plutôt rendu comme un consultant après que l’opposant a fait l’objet d’un accident suspect. Selon M. Katumbi, ses enfants ont été traqués à l’école par des hommes armés inconnus.

"Mon combat est pacifique. Le pouvoir veut tout embrouiller car nous luttons pour que la toute première passation démocratique du pouvoir, sans changement de constitution, ait lieu", déclare Katumbi.

L'ambassade des Etats-Unis à Kinshasa s’est, pour sa part, déclarée profondément préoccupée par ces accusations d’activités de mercenariat dans lesquelles sont cités des ressortissants américains. Elle estime que ces allégations sont fausses.

Le gouvernement congolais a ordonné l’ouverture d’une enquête le jour même où M. Katumbi a confirmé qu’il sera candidat à la prochaine présidentielle, à la demande de quelques plateformes de l’opposition.

La tension continue à monter en RDC à l’approche du délai constitutionnel de la présidentielle (avant décembre 2016).

L’opposition accuse le président Kabila de retarder la présidentielle et de vouloir se représenter alors que la Constitution le lui interdit pour avoir fait plus de deux mandats. La tenue de cette élection dans le délai de la Constitution, devient hypothétique car la Commission électorale nationale indépendante (CENI) voudrait avant tout réviser le fichier électoral ; une opération qui, selon elle, durera entre 13 à 16 mois.

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