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Mohammed VI annonce une réforme de l'administration marocaine


Le roi Mohammed VI du Maroc, 14 février 2000.

Le roi Mohammed VI du Maroc, 14 février 2000.

Le roi marocain a, dans un discours lors de la rentrée parlementaire, appelé à l'amélioration de l'administration de son pays, "au service des citoyens"

"Les administrations et les services publics accusent de nombreuses carences", parfois une "faible performance", une "pléthore d'effectifs", un "manque de compétence" et une "absence du sens des responsabilités chez de nombreux fonctionnaires", a énuméré vendredi Mohammed VI devant le Parlement.

Le roi a également évoqué la nécessaire lutte contre "la corruption et du trafic d'influence".

Le Parlement marocain a fait sa rentrée vendredi, avec l'ouverture de la nouvelle législature par le roi Mohammed VI qui a appelé à l'amélioration de l'administration de son pays, "au service des citoyens".

Après la tenue des élections législatives le 7 octobre, qui ont vu la victoire des islamistes du Parti justice et développement (PJD, à la tête du gouvernement de coalition depuis 2011), les deux chambres du Parlement se sont réunies au complet vendredi à Rabat, a constaté l'AFP.

Des milliers de personnes ont envahi le centre-ville à cette occasion, venues pour apercevoir le roi qui a salué la foule depuis la fenêtre de la façade du Parlement.

Dans un long discours entièrement consacré à la question de l'administration, le souverain a félicité les nouveaux membres du Parlement, réaffirmant à cette occasion son "attachement au multipartisme".

En 2011, après une série de manifestations, Mohammed VI avait mené une réforme constitutionnelle pour calmer la contestation et viser à une plus grande séparation des pouvoirs.

Des élections législatives anticipées fin 2011 avaient vu la victoire des islamistes du PJD. Après leur nouveau succès aux législatives de vendredi dernier, le Premier ministre sortant Abdelilah Benkirane a été reconduit dans ses fonctions par le roi et mène actuellement des tractations avec d'autres partis pour former son nouveau gouvernement de coalition.

Après "la promulgation de la Constitution de 2011", la dernière législature a été "fondatrice, marquée par l'adoption des lois relatives à la mise en place des institutions", a commenté Mohammed VI devant les parlementaires.

"C'est dire que l'étape que nous abordons est autrement plus importante que les précédentes. Elle induit la nécessité de se pencher sérieusement, sur les questions et les préoccupations réelles des citoyens", a-t-il souligné, mettant comme priorité "d'améliorer la qualité" de l'administration.

"L'objectif qui doit être recherché par toutes les institutions, c'est d'être au service du citoyen", lui-même "au-dessus de toute considération" partisane ou politique.

Avec AFP

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