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Migrations : Tsipras va visiter deux îles d'Egée


Le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 12 novembre 2015. (AP Photo/Alessandra Tarantino)

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras le 12 novembre 2015. (AP Photo/Alessandra Tarantino)

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras doit se rendre mercredi à Chios et Leros pour superviser les travaux concernant les centres d'enregistrement ("hotspots") sur ces deux îles de la mer Egée, passage principal des migrants arrivant en Europe, a-t-on appris mardi auprès de ses services.

"Le Premier ministre doit arriver en début d'après-midi à Chios avant de se rendre ensuite dans la journée à Leros" où des hotspots sont en cours de préparation, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale.

Ce voyage-éclair du Premier ministre sera effectué la veille de son départ prévu jeudi pour Bruxelles où il doit assister au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, qui aborderont à nouveau la question du flux migratoire.

Après la décision de l'UE à la mi-octobre de mettre en place des hotspots au frontières de l'UE pour endiguer le flux migratoire, la Grèce s'est engagée à en créer cinq sur les îles de Lesbos, Chios, Leros, Samos et Kos, où ont afflué depuis janvier des centaines de milliers de réfugiés.

Ces centres, dont l'ouverture était initialement prévue fin octobre, ne seront finalement entièrement opérationnels que d'ici janvier, selon le gouvernement.

Outre la prise d'empreintes et les photos, déjà pratiquées à Lesbos, les hotspots visent à renforcer le tri entre demandeurs d'asile fuyant les zones de guerre et des migrants dits économiques.

Ils sont aussi censés permettre de sélectionner les quelque 66.000 Syriens, Irakiens et Érythréens que l'UE a promis à la Grèce de se répartir sous deux ans, une procédure qui peine toutefois à se mettre en place.

Par ailleurs, le ministre adjoint de l'immigration Ioannis Mouzalas s'est entretenu mardi avec les maires de la banlieue sud d'Athènes en vue de transférer dans des installations provisoires 2.000 migrants, majoritairement africains, qui ont été ramenés à Athènes la semaine dernière, après s'être vu refuser le passage de la frontière gréco-macédonienne dans le nord du pays.

Ces migrants sont actuellement logés dans un ancien site des Jeux Olympiques de 2004. Mais, mardi soir, les maires de la banlieue sud d'Athènes et M. Mouzalas se sont mis d'accord pour transférer les migrants dans un autre ex-site des JO pour une durée provisoire de trois mois. La police grecque assurera la sécurité des lieux, a également indiqué le ministre.

Depuis plusieurs semaines, la Macédoine a imposé un filtrage aux migrants qui veulent passer sa frontière. Seuls les réfugiés venus des zones de guerre (Syriens, Irakiens et Afghans) sont autorisés à continuer leur voyage vers les pays de l'Europe du nord. Ceci contraint la Grèce à trouver une solution pour les migrants désormais bloqués dans le pays.

Avec AFP

(Avec AFP)

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