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Migration clandestine : quatre nouveaux cadavres au large du Maroc


Un officier de la garde côte grecque, portent un masque contre les maladies infectieuses, se dresse à côté d'un petit groupe d'immigrants, lors d’une opération de récupération de près de 700 immigrants clandestins, au port crétois côtière de Ierapetra, Grèce, le jeudi 27 novembre 2014.

Un officier de la garde côte grecque, portent un masque contre les maladies infectieuses, se dresse à côté d'un petit groupe d'immigrants, lors d’une opération de récupération de près de 700 immigrants clandestins, au port crétois côtière de Ierapetra, Grèce, le jeudi 27 novembre 2014.

Les cadavres de quatre migrants ont été repêchés mercredi près de Tan-Tan, dans le sud marocain face aux îles Canaries (Espagne), tandis que dix-neuf autres personnes à bord d'une embarcation de fortune ont pu être secourues, ont annoncé les autorités locales.

Les corps sans vie ont été "repêchés à quatre kilomètres au nord de la ville de El Ouatia" (sud-ouest), selon les mêmes sources, citées par l'agence MAP. Les identités et nationalités ne sont pas précisées.

La veille, "les éléments des unités maritimes de la Gendarmerie royale et de la délégation provinciale de la pêche maritime ont secouru 19 candidats à l'émigration clandestine, à bord d'une embarcation pneumatique en difficulté au large de Tan-Tan", précise en revanche le communiqué.

Cette région se situe à quelque 150 km des premières côtes des Canaries, dans l'océan Atlantique.

Les autorités espagnoles ont annoncé avoir secouru en 2014 3.500 migrants naviguant à bord d'embarcations de fortune, soit une hausse de 55% par rapport à 2013.

Mais, contrairement au milieu des années 2000, ces tentatives concernent rarement les Canaries, situées au large de l'Afrique.

La plupart des migrants cherchant à gagner l'Espagne tentent plutôt leur chance en Méditerranée occidentale, au niveau du détroit de Gibraltar, large d'une quinzaine de kilomètres.

Les tentatives --par voie terrestre ou maritime-- sont aussi nombreuses sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, dans le nord du Maroc, là encore sur le littoral méditerranéen.

En janvier, au moins six migrants sont ainsi morts noyés dans le chavirement de leur barque au large de Nador, ville voisine de Melilla. Un mois plus tôt, ce sont neuf migrants dont trois bébés qui avaient péri au large de Tanger dans le naufrage de leur embarcation.

VOA/AFP

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