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Migrants : Washington prêt à aider la Grèce


Des migrants et réfugiés au port du Pirée, à Athènes, le 10 mars 2016. (AP Photo/Thanassis Stavrakis)

Des migrants et réfugiés au port du Pirée, à Athènes, le 10 mars 2016. (AP Photo/Thanassis Stavrakis)

Les Etats-Unis examinent le déblocage d'une "aide humanitaire urgente" pour améliorer l'accueil des migrants en Grèce.

Il faut faire "bien plus" en Grèce pour l'accueil des migrants, et les Etats-Unis examinent le déblocage d'une "aide humanitaire urgente" pour y contribuer, a déclaré vendredi 11 mars à Athènes la secrétaire d'État adjointe américaine, Victoria Nuland.

La Commission européenne a pour sa part réaffirmé au même moment son soutien au pays.

Victoria Nuland, qui rendait compte d'une visite jeudi au camp improvisé et débordé d'Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, a plaidé pour "l'ouverture de plus de centres (d'accueil) afin que les gens puissent comprendre les options qui leur sont offertes" pour leur répartition dans l'UE.

"Exprimer notre solidarité"

"Bien plus de travail est requis", a-t-elle ajouté, annonçant que la Grèce avait adressé à Washington "des demandes directes d'aide". "Nous espérons ces prochains jours pouvoir annoncer un soutien humanitaire urgent".

"Ma visite visait à mieux comprendre les défis ici, mieux comprendre comment les Etats-Unis peuvent aider la Grèce à faire face, et exprimer notre solidarité", a souligné Mme Nuland.

"Il est temps (pour les migrants) d'être mieux hébergés (...) alors que nous travaillons à la mise en oeuvre des accords" au niveau européen, discutés entre l'UE et la Turquie visant à reprendre le contrôle des flux migratoires, a-t-elle insisté.

Le centre de Diavata, un modèle

Elle a cité en modèle "qui doit être suivi" le centre d'accueil de Diavata, près de Thessalonique, dans le nord de la Grèce. Le camp d'Idomeni, où se pressent quelque 12 000 réfugiés depuis le bouclage de la route des Balkans, offre un "contraste frappant" avec ce centre, a-t-elle déploré, relevant y avoir vu "sous la pluie et dans la boue des familles dans une situation vraiment désespérée (...)des enfants sous la pluie et dans le froid".

Interrogée sur l'ébauche d'accord, notamment contesté par l'ONU, entre UE et Turquie pour le renvoi dans ce pays des tous les migrants traversant l'Égée, y compris les demandeurs d'asile syriens, Mme Nuland est restée prudente: "Nous souhaitons un système qui soit juste, clair et transparent afin de pouvoir en soutenir la mise en oeuvre tant au niveau européen qu'entre l'UE et la Turquie".

Le commissaire européen chargé de l'Aide humanitaire, Christos Stylianides, a pour sa part réaffirmé le soutien européen à la Grèce, et souligné la nécessité"de la coordination des actions" entre les instances européennes et les autorités grecques pour que l'aide aux réfugiés et migrants, "soit efficace", à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

Examen de l'aide européenne en avril

L'aide humanitaire d'urgence promise au pays par l'UE "sera entérinée lors d'une prochaine séance du Parlement européen à la mi-avril", a-t-il assuré.

La Grèce, où se pressent actuellement plus de 40 000 migrants et réfugiés, a demandé à se voir attribuer 480 millions d'euros de cette aide humanitaire inédite proposée par l'UE pour un montant de 700 millions afin d'aider ses États membres en première ligne de la crise migratoire.

Sur le total des 700 millions d'euros, "300 millions d'euros seront alloués en 2016, et deux tranches de 200 millions en 2017 et 2018 ", a détaillé le commissaire."D'autres sommes sont prévues" pour "soutenir" la Grèce dans le cadre du budget UE.

Avec AFP

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