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Migrants : le pape demande à l'Europe de rester ouverte


Le pape au Vatican, le 31 décembre 2015. (AP Photo/Gregorio Borgia)

Le pape au Vatican, le 31 décembre 2015. (AP Photo/Gregorio Borgia)

Alors que l'Europe est de plus en plus divisée sur l'accueil à réserver aux migrants, le pape François a lancé un appel vigoureux, lundi, pour que le continent reste un "phare d'humanité".

Le pape François a exhorté l'Europe, lundi 11 janvier, à rester accueillante et un "phare d'humanité", en dépit des menaces terroristes, devant le corps diplomatique réuni au Vatican pour les vœux annuels de début d'année.

"Les craintes concernant la sécurité sont importantes, considérablement augmentées par la menace déferlante du terrorisme international"', a relevé Jorge Bergoglio dans un discours essentiellement consacré aux migrants et dans lequel il évoque "le cri" de ceux qui fuient des "barbaries indicibles" et "la misère extrême".

La vague migratoire actuelle "semble miner les bases de cet 'esprit humaniste' que l'Europe aime et défend depuis toujours", mais cela ne doit pas l'empêcher de rester un "phare d'humanité".

Le pape a mis en garde contre la "peur qui pousse à voir l'autre comme un danger ou un ennemi", et qui nait du "vide d'idéaux" et de "la perte d'identité -aussi religieuse - que connait dramatiquement l'Occident".

Débat sur l'immigration

Si "le phénomène migratoire pose un sérieux problème culturel, auquel on ne peut se dispenser de répondre", remarque le pape, "l'accueil peut être une occasion propice pour une nouvelle compréhension et ouverture d'horizon, tant pour celui qui est accueilli, lequel a le devoir de respecter les valeurs, les traditions et les lois de la communauté qui l'héberge, que pour cette dernière, appelée à valoriser tout ce que chaque immigré peut offrir à l'avantage de toute la communauté".

Ces propos s'inscrivent dans le contexte d'un vif débat sur l'immigration dans toute l'Europe, certains Européens craignant que les nouveaux immigrants ne s'intègrent pas, voire importent le terrorisme.

Dans le troisième discours de son pontificat devant le corps diplomatique, il souligne les progrès qu'ont constitué les élections en Centrafrique et les efforts diplomatiques pour la Syrie et la Libye. Il appelle à "une action coordonnée pour endiguer le déferlement de l'extrémisme et du fondamentalisme" en Syrie, en Libye, en Irak et au Yemen, notamment.

Le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques avec 180 Etats. A ceux-ci, il faut ajouter l'Union européenne, l'Ordre souverain militaire de Malte, ainsi qu'une mission spécifique pour l'Etat de Palestine. Sur ces 180 Etats, 81 disposent d'un ambassadeur à Rome.

Avec AFP

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