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Le scandale qui a conduit la sœur du roi d'Espagne sur le banc des accusés


Le roi Felipe VI d'Espagne, au centre, et son épouse, la reine Letizia, à droite, en train de quitter la salle avec le Premier ministre Mariano Rajoy, à gauche, lors de la cérémonie annuelle Pascua Militar Epiphanie au Palais Royal à Madrid, Espagne, 6 janvier 2016 .

Le roi Felipe VI d'Espagne, au centre, et son épouse, la reine Letizia, à droite, en train de quitter la salle avec le Premier ministre Mariano Rajoy, à gauche, lors de la cérémonie annuelle Pascua Militar Epiphanie au Palais Royal à Madrid, Espagne, 6 janvier 2016 .

La soeur du roi d'Espagne Felipe VI, l'infante Cristina de Bourbon, et son époux, l'ancien handballeur Iñaki Urdangarin, sont jugés à partir à Palma de Majorque, au procès d'une présumée affaire de corruption.

Voici les grandes dates de l'enquête qui a débouché sur un scandale retentissant ayant contribué à l'abdication de Juan Carlos Ier, son père :

- 2010 -

- 22 juillet : un juge d'instruction de Palma de Majorque, José Castro, ouvre une enquête sur l'institut Noos, fondation présidée de 2004 à 2006 par Iñaki Urdangarin. Noos passait des contrats avec les régions des Baléares et de Valence pour l'organisation de congrès liés au sport, ce qui aurait donné lieu à l'émission de fausses factures via des sociétés écrans, dont Aizoon, détenue par Cristina et son époux.

- 2011 -

- 11 juillet : l'ancien associé d'Iñaki Urdangarin, Diego Torres, mis en examen pour détournement de fonds publics, est entendu par le juge Castro.

- 12 décembre : la Maison royale écarte Urdangarin de toute activité officielle car son comportement "ne paraît pas exemplaire".

- 29 décembre : Urdangarin est mis en examen, soupçonné à son tour de détournements de fonds.

- 2012 -

- 25 et 26 février : Urdangarin, entendu par le juge, tente de se démarquer de la gestion de Noos et disculpe son épouse.

- 20 novembre : le Parquet demande le versement d'une caution de 8,2 millions d'euros à Urdangarin et Torres.

- 2013 -

- 16 février : Torres affirme devant le juge que, pour les activités de Noos, "tout était supervisé par la Maison royale".

- 18 février : les journaux El Pais et El Mundo reproduisent des courriers électroniques attribués à Urdangarin semblant indiquer que le roi Juan Carlos soutenait et suivait de près la carrière d'homme d'affaires de son gendre.

- 23 février : devant le juge, Urdangarin exonère la Maison royale de toute implication.

- 4 novembre : la justice ordonne la saisie de 16 biens appartenant à Urdangarin et Torres, pour une valeur de 6,1 millions d'euros, afin de couvrir le montant de la caution qu'ils n'ont pas payée.

- 2014 -

- 7 janvier : le juge Castro met en examen Cristina pour "délits fiscaux et blanchiment de capitaux".

- 8 février : l'infante, qui apparait sereine et souriante, affirme devant le juge qu'elle n'avait "rien à voir" avec les affaires de son mari et que si elle était devenue membre de Noos, c'était à la demande d'Urdangarin en qui elle avait toute confiance.

- 2 juin : le roi Juan Carlos abdique à l'âge de 76 ans en faveur de son fils Felipe.

- 19 juin : le nouveau roi d'Espagne, Felipe VI, promet une monarchie "intègre et transparente" dans son discours d'intronisation.

- 7 novembre : la justice réduit les charges pesant sur Cristina, maintenant son inculpation pour fraude fiscale mais abandonnant l'accusation plus grave de blanchiment.

- 9 décembre : le procureur requiert 19,5 ans de prison à l'encontre d'Urdangarin et un non-lieu pour Cristina contre laquelle il retient seulement une responsabilité civile pour 587.413 euros.

- 22 décembre : le juge Castro ordonne le renvoi de l'infante devant le tribunal, aux côtés de son mari et de 17 autres prévenus.

- 24 décembre : dans son premier discours de Noël, Felipe VI demande d'"arracher à la racine et sans ménagements la corruption".

- 2015 -

- 11 juin : Felipe VI retire le titre de duchesse de Palma à sa soeur Cristina, deux jours avant le 50e anniversaire de cette dernière.

Avec AFP

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