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Menace terroriste en Libye: L'UE et l'OTAN veulent faire plus


Photo d’archives : Un combattant révolutionnaire libyen court pour se mettre à l'abri lors d’affrontements avec les forces pro-Kadhafi à Syrte, en Libye, vendredi 7 octobre 2011.

Photo d’archives : Un combattant révolutionnaire libyen court pour se mettre à l'abri lors d’affrontements avec les forces pro-Kadhafi à Syrte, en Libye, vendredi 7 octobre 2011.

L'UE et l'Otan sont prêtes à faire davantage pour soutenir un éventuel gouvernement d'unité en Libye, où la menace jihadiste s'accentue, ont indiqué vendredi des responsables à Amsterdam.

"Nous sommes prêts à fournir tout le soutien potentiel à un gouvernement d'unité nationale, y compris dans le secteur de la sécurité, dès que ce gouvernement commencera, on l'espère, à gouverner", a déclaré la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, lors d'une conférence de presse à Amsterdam (Pays-Bas).

La Libye, pays en proie au chaos actuellement gouverné par deux gouvernements et parlements rivaux, était au coeur d'une réunion des ministres européens de la Défense vendredi à Amsterdam, à laquelle a été convié le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg. La rencontre a été suivie d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

Jeudi, le Pentagone a estimé jeudi que le nombre de jihadistes avait doublé en Libye alors que leur nombre décroit en Irak et en Syrie.

Selon les services français, il y aurait "entre 3.000 et 5.000" combattants de l'organisation Etat islamique (EI) en Libye, a précisé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Les Européens s'étaient dit prêts au printemps dernier, après le lancement des pourparlers sous l'égide de l'ONU visant à réunifier pays, à aider un nouveau gouvernement d'unité à asseoir son autorité, proposant une enveloppe d'aide de 100 millions d'euros.

Mais les tractations, entamées il y a plus d'un an, piétinent, plusieurs participants ayant refusé de reconnaître le gouvernement d'unité proposé par le Premier ministre désigné Fayez el-Sarraj.

L'UE a "déjà commencé à explorer les options en ce qui concerne les prochaines phases de l'+opération Sophia+", qui vise à décourager les passeurs de migrants de la Libye vers l'Italie, déployée l'été dernier en Méditerranée, a expliqué Mme Mogherini. Cette force navale ne peut aujourd'hui intervenir au plus près des côtes libyennes, faute d'autorisation des autorités locales et de mandat de l'ONU.

Les marins de cette mission pourraient aussi, à terme, former et conseiller des garde-côtes libyens. Et une mission de l'UE de soutien à la gestion des frontières, EUBAM Libye, aujourd'hui repliée à Tunis, pourrait être renforcée, selon Mme Mogherini.

Aux yeux du chef de l'Otan, Jens Stoltenberg, le renforcement de l'EI en Libye montre qu'il faut "pleinement soutenir les efforts pour trouver une solution politique, obtenir un cessez-le-feu et avoir un accord sur un gouvernement d'unité".

L'Alliance atlantique est prête à aider "à construire des institutions de défense" en envoyant des conseillers et formateurs en Libye "mais cela nécessite une requête d'un nouveau gouvernement d'unité", a-t-il rappelé à Amsterdam.

Le siège de l'Otan à Bruxelles accueille jeudi prochain une réunion des ministres de la Défense des 26 pays engagés militairement au sein de la coalition anti-EI, ainsi que des représentants du gouvernement irakien.

Avec AFP

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