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Méfiance entre l'opposition et la majorité à l'approche du scrutin présidentiel au Congo


République du Congo

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A Brazzaville, la campagne électorale touche à sa fin. Les Congolais vont élire leur nouveau président le 20 mars.

Sur presque tout le territoire national, les membres de l’opposition se relaient pour tenir des meetings dans les villes et villages, avec un engouement sans précédent depuis 1992.

Cependant, si l’unité semble régner au sein de l’opposition, les relations entre cette dernière et la majorité sont loin d’être au beau fixe. D’ailleurs, l’opposition a même créé une commission électorale parallèle engagée à proclamer ses propres résultats.

"Il y a une crise de confiance entre le pouvoir et l’opposition", soutient sur VOA Afrique Trésor Nzila Kende, directeur exécutif de l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH), qui craint de graves violences en cas de contestation des résultats des urnes.

Il dénonce aussi de graves violations des droits de l’homme dans l’impunité la plus totale et un processus electoral "entaché d’irrégularités" qui ne garantit pas un scrutin libre et transparent.

L’élection du 20 mars se déroulera sans observateurs internationaux.

Après le refus de l’Union Européenne de la superviser, c’est au tour de la Francophonie de se désister. Pourtant, il y a quelques jours, l’Organisation Internationale de la Francophonie avait déjà accrédité Michel Kafando, comme délégué spécial, pour conduire une délégation d’observateurs au Congo.

En tant que délégué spécial de l’OIF, l’ancien président de la transition burkinabé est d’ailleurs déjà à Brazzaville. Il a rencontré le parti au pouvoir et l’opposition.

Il a exhorté les Congolais à désigner comme responsable suprême de l’Etat "quelqu’un qui soit moralement propre, quelqu’un qui ait une certaine considération pour sa patrie, quelqu’un qui ait vraiment les qualités nécessaires.”

Michel Kafando doit quitter le pays d'ici dimanche.

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