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Mauritanie : poursuite de la grève dans la mine de fer


Une mine artisanale à Lubumbashi, RDC

Une mine artisanale à Lubumbashi, RDC

Les travailleurs de la mine ont lancé la grève depuis plus de trois semaines dans la principale mine de fer de Mauritanie, à Zouerate, dans le Nord.

Ils obéissent au mot d’ordre de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CLTM) qui réclame des augmentations de salaires.

Le mouvement est suivi par près de 91% des travailleurs et risque dans quelques jours de contraindre les autorités à fermer la mine, d’après le secrétaire général du syndicat, Mohamed Abdallahi.

La grève paralyse l'essentiel de la production de fer du pays qui est faite du site qui est exploité par la Société nationale industrielle et minière (Snim).

Le porte-parole de la Snim, Samba Mbari, a assuré en revanche que "l'activité se poursuit malgré cette grève qui n'est que partielle".

Il a qualifié le mouvement de grève illégale car lancé sans préavis « à un moment inopportun, où le prix du fer est en chute libre et où seules les sociétés qui parviennent à réduire leurs charges peuvent survivre à la crise », a argué M. Mbari.

La Snim a en conséquence procédé au licenciement de 191 grévistes, selon son tableau d'affichage consulté par une source locale contactée par l'AFP.

Elle offre quelque 6.000 emplois directs, dont 4.500 à Zouerate.

Le géant du fer contribue à raison de 25 à 30% au budget de l'Etat mauritanien. Il constitue la principale source de devises du pays, loin devant la pêche et le pétrole.

(L'information reprise dans cet article provient de l'AFP)

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