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Démantèlement d'une cellule féminine du groupe État islamique au Maroc


Une manifestante face à des policiers à Rabat, au Maroc, le 13 juin 2008.

Une manifestante face à des policiers à Rabat, au Maroc, le 13 juin 2008.

Dix femmes, qui avaient fait allégeance à l'organisation Etat islamique (EI) et voulaient commettre des attentats suicide dans plusieurs villes du Maroc, ont été arrêtées lundi par la police, selon le gouvernement.

Les dix suspectes ont "essayé de se procurer des produits chimiques utilisés dans la fabrication de ceintures explosives", a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

Elles "voulaient commettre des attentats suicide contre des installations vitales au Maroc", selon ce communiqué.

Elles avaient tissé des "liens étroits avec plusieurs terroristes marocains également affiliés à Daech" (acronyme de l'EI en arabe) et "basés à la frontière irako-syrienne".

Cette cellule féminine était par ailleurs chargée du recrutement et de l'entraînement de femmes pour l'EI. Elle était active dans plusieurs localités du pays, toujours selon le ministère de l'Intérieur, notamment à Kénitra, Sidi Slimane, Salé et Tanger.

Les autorités marocaines ont multiplié ces derniers mois les annonces sur le démantèlement de cellules liées à l'EI et l'arrestation de recruteurs présumés pour le compte du groupe.

Chantre d'un islam modéré et très en pointe dans la lutte contre le djihadisme, le Maroc a été épargné par des attentats meurtriers ces quatre dernières années, contrairement à la France et d'autres pays. Le royaume avait été frappé dans le passé quand des attaques avaient fait 45 morts à Casablanca en 2003 et 17 morts sur un site touristique de Marrakech en 2011.

Avec AFP

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