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Marche de survivants du massacre de Marikana


Des survivants du massacre de Marikana sur la ''Colline de l'horreur'', site de la tuerie d'août 2012

Des survivants du massacre de Marikana sur la ''Colline de l'horreur'', site de la tuerie d'août 2012

Des survivants de la fusillade du 16 août 2012 à la mine de platine de Lonmin à Marikana en Afrique du Sud ont marché jeudi vers les bureaux du président Jacob Zuma.

Ils souhaitent que le gouvernement s’engage à couvrir les honoraires des avocats d'une commission chargée d'enquêter sur ces meurtres. Mais leur première requête dans ce sens avait été rejetée, et ils ont décidé d’imposer au président Zuma une date butoir, le vendredi 13 septembre, pour donner répondre à leur ultimes demandes.

Selon des témoins, la police a ouvert le feu en août 2012 sur des grévistes désarmés, tuant 34 d'entre eux. Si les forces de l’ordre n’ont pas été inquiétées, quelques 270 mineurs ont été arrêtés et accusés de tentatives de meurtres.

Une commission d'enquête a été mise en place peu de temps après la fusillade. Toutefois, le processus reste entaché par de nombreux problèmes et procède par à-coups.

Tout d'abord, les avocats des mineurs ont abandonné les travaux de la commission, évoquant le manque de fonds. Les plaignants, environ 270 mineurs, ont également refusé de participer aux travaux de la commission tant que les honoraires de leurs avocats n’eurent pas été payés. Jeudi, les mineurs ont soumis une nouvelle pétition au bureau du président Zuma, exigeant une réponse d’ici à vendredi. L’organisateur de la marche, l’évêque Joe Seoka, a fait valoir que les mineurs ont désespérément besoin de l'aide du président sud-africain.

« Nous croyons que le président et les organes de l'Etat ont la capacité de résoudre la situation critique des travailleurs. Là où il y a la souffrance, les gens devraient apporter leur soutien pour soulager cette douleur », a souligné le prélat.
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