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Manoeuvres navales conjointes entre Séoul, Tokyo et Washington

  • VOA Afrique

Exercices militaires américano-sud coréens, Pohang, le avril 2017.

La Corée du Sud, le Japon et les Etats-Unis ont réalisé lundi des manoeuvres navales conjointes destinées à contrer la menace des missiles stratégiques mer-sol tirés par les sous-marins nord-coréens, a annoncé le ministère sud-coréen de la Défense.

Pyongyang cherche à développer des missiles balistiques intercontinentaux susceptibles de porter le feu nucléaire jusque sur le territoire continental des Etats-Unis.

La Corée du Nord a réalisé cinq essais nucléaires, dont deux en 2016.

Les manoeuvres trilatérales, qui durent trois jours et impliquent 800 militaires, ont été lancées après que le président américain Donald Trump se fut dit dimanche prêt à "régler" seul le problème nord-coréen, sans l'aide de la Chine, selon des propos publiés dimanche par le Financial Times.

Elles ont débuté au large du sud de la péninsule coréenne, impliquant des destroyers et des hélicoptères spécialisés dans la lutte contre les sous-marins, a précisé le ministère.

Leur objectif est "d'assurer une réponse efficace à la menace sous-marine du Nord, et notamment aux missiles mer-sol balistiques stratégiques (MSBS)", et de montrer la "forte détermination des trois pays", poursuit le ministère.

Les tensions se sont aggravées sur la péninsule du fait de l'accélération présumée des programmes nucléaire et balistique du Nord. Certains experts redoutent qu'un sixième essai nucléaire ne soit imminent.

En février, Pyongyang avait tiré simultanément quatre missiles, dont trois avaient fini leur course dangereusement près du Japon. Le Nord avait expliqué qu'il s'agissait d'un exercice en vue d'une attaque contre les bases américaines dans l'archipel.

Fin août 2016, la Corée du Nord avait également tiré depuis un sous-marin un missile qui avait parcouru un demi-millier de kilomètres en direction du Japon, ce qui constituait pour les experts une nette avancée dans les programmes balistiques de Pyongyang.

Une véritable capacité MSBS ferait monter d'un cran la menace nucléaire nord-coréenne, car Pyongyang pourrait ainsi porter sa dissuasion bien au-delà de la péninsule et disposerait d'une capacité de "seconde frappe" en cas d'attaque de ses bases militaires.

S'ils soulignent les progrès nord-coréens, les experts estiment cependant que la Corée du Nord est encore loin de maîtriser la technologie MSBS.

Avec AFP

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