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Violence au Caire, deux jours après l'éviction de Morsi


Pendant ce temps, l’Union africaine a suspendu l’Egypte de l’organisation, en réaction au renversement du président et à la suspension de la constitution.

Partisans et adversaires du président déchu Mohamed Morsi se sont affrontés vendredi soir au Caire, au niveau du Pont du 6 octobre. Des informations contradictoires ont circulé durant la soirée quant au bilan de ces affrontements, mais le ministère egyptien de la Santé a fait état de plusieurs morts.

Des milliers de partisans des Frères musulmans, le parti de l’ex-président egyptien, ont investi la zone, après un discours enflammé du Guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Badie, qui a exhorté les partisans de la confrérie de verser leur sang pour la défense de leurs idéaux.

Un manifestant blessé reçoit des soins médicaux devant le QG de la Garde républicaine au Caire (5 juillet 2013)

Un manifestant blessé reçoit des soins médicaux devant le QG de la Garde républicaine au Caire (5 juillet 2013)



Auparavant, des coups de feu ont éclaté au Caire lors d'un affrontement entre partisans de Mohamed Morsi et troupes gouvernementales. D’autres affrontements ont été signalés dans d'autres villes à travers le pays.

Pendant ce temps, l’Union africaine a suspendu l’Egypte de l’organisation panafricaine, en réaction au renversement du président Mohamed Morsi et à la suspension de la constitution égyptienne par l’armée.

C’est le secrétaire du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, Admore Kamdudzi, qui a annoncé que le Caire était interdit de participation aux activités de l’UA:

“Le renversement d’un président démocratiquement élu n’est pas conforme aux clauses pertinentes de la Constitution égyptienne, et correspond donc à la définition d’un changement inconstitutionnel de pouvoir. Le Conseil décide de suspendre la participation de l’Egypte à toutes les activités de l’UA jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel”.

Un partisan de Mohamed Morsi (Le Caire, 5 juillet 2013)

Un partisan de Mohamed Morsi (Le Caire, 5 juillet 2013)



L’ambassadeur de l’Egypte à l’Union africaine, Mohamed Edrees, a défendu l’intervention des tombeurs de Mohamed Morsi, disant au Conseil de paix et de sécurité qu’il n’y avait pas eu de coup d’état militaire :

"Le rôle de l’armée dans cette affaire est un rôle de soutien au peuple. L’armée n’a ni perpétré un putsch, ni imposé son propre programme contre la volonté du peuple. Bien au contraire.”

L’Union africaine envisage d’envoyer une délégation de haut rang en Egypte pour des consultations avec les autorités actuellement au pouvoir et d’autres responsables égyptiens.

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