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Au moins 10 blessés lors des manifestations de colère dans l'ouest de la Guinée


Des policiers chargent lors d’une manifestation à Conakry, Guinée, 28 septembre 2009.

La ville minière de Boké, dans l'ouest de Guinée, a été le théâtre de manifestations de colère déclenchées par un accident mortel, selon des témoins.

Les protestations ont commencé mardi et se sont poursuivies jusqu'à mercredi en milieu de journée dans cette ville à 300 km au nord de Conakry.

Mardi, ils ont dénoncé le décès d'un jeune conducteur de moto-taxi mortellement fauché lundi soir par un camion de transport de bauxite.

A l'hôpital de Boké, "nous avons reçu une dizaine de blessés" de violences, a affirmé un responsable de l'établissement.

Leurs blessures ont été causées "par des jets de pierre, du gaz lacrymogènes" et des coups de matraques, selon des sources hospitalières. "Nous gardons deux d'entre eux en observation", a ajouté cette source.

Du côté de la police, on dénombre "cinq blessés légers" dans les violences, selon une source interrogée par l'AFP.

Mardi, les manifestants ont érigé des barricades, brûlé des pneus sur les grandes artères, et attaqué des édifices publics et privés à coups de jets de pierres, a indiqué un des habitants, Abdoulaye Koumbassa.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les barricades ont été démantelées par les forces de l'ordre.

Mais mercredi matin, des jeunes manifestants sont redescendus dans les rues et en ont érigé de nouvelles.

Jusqu'en milieu de journée, les activités habituelles ont été paralysées: les marchés, écoles, stations-service et divers commerces étaient fermés, selon des témoins interrogés par l'AFP.

Plusieurs locaux ont été mis à sac, dont ceux de la société d'électricité, de la mairie et du Palais de justice, a dit un responsable municipal sous couvert d'anonymat.

Des motos calcinés et des feux de signalisation arrachés étaient toujours visibles mercredi soir dans les rues.

Outre la mort du jeune conducteur, les manifestants ont exprimé une "accumulation de frustrations", a expliqué un haut responsable de la gendarmerie, citant notamment "les coupures de courant, le manque d'eau potable et la pollution de la ville à cause des mines exploitées, sans retombées pour la population.

La ville minière de Boké est hôte de nombreuses activités liées à l'exploitation de la bauxite, minerai qui permet de produire de l'aluminium.

Avec AFP

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