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Plus de 2.000 manifestants au Zimbabwe contre le président Robert Mugabe


Nelson Chamisa et Douglas Mwonzora, du parti d'opposition MDC (Mouvement pour un changement démocratique) étaient également dans la rue. (Photo: VOA)

Nelson Chamisa et Douglas Mwonzora, du parti d'opposition MDC (Mouvement pour un changement démocratique) étaient également dans la rue. (Photo: VOA)

L'appel du parti d'opposition MDC (Mouvement pour un changement démocratique) n'est pas resté sans réponse.

L'opposition zimbabwéenne a réuni jeudi plus de 2.000 manifestants dans les rues d'Harare, pour la plus importante manifestation contre le président Robert Mugabe jamais organisée depuis près de dix ans, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A l'appel du mouvement d'opposition MDC (Mouvement pour un Changement démocratique), les manifestants ont brandi des pancartes et chanté des slogans anti-Mugabe, sous l'oeil vigilant de la police, qui n'est pas intervenue.

Morgan Tsvangirai, le leader du MDC, a prononcé une violente diatribe contre le chef de l'Etat, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980 et désormais âgé de 92 ans.

"Mugabe n'a aucune solution à la crise", a lancé Tsvangirai, candidat malheureux à la dernière élection présidentielle: "Nous sommes ici pour dire à Mugabe et à son régime qu'ils ont échoué".

Le régime, devenu de plus en plus autoritaire au fil des années, a parfois fait réprimer brutalement les manifestations anti-Mugabe.

La dernière manifestation de masse contre le chef de l'Etat remontait à 2007. La police avait alors frappé Morgan Tsvangirai et d'autres dirigeants de l'opposition, qui s'étaient rassemblés pour une réunion de prière.

Robert Mugabe est toujours présent sur la scène politique, mais son âge et ses ennuis de santé nourrissent désormais toutes les spéculations sur les conditions de sa succession, qui détermineront l'avenir du pays.

Après de premières années d'indépendance plutôt réussies, le Zimbabwe s'est enfoncé au tournant du siècle dans une terrible crise économique dont il ne s'est jamais remis.

La monnaie nationale a été supprimée après une hyper-inflation, et les échanges se font désormais en dollar américain. L'agriculture autrefois prospère a périclité, au point que le pays a connu des épisodes de disette. Et les défenseurs des droits de l'Homme dénoncent l'autoritarisme du régime et la violence politique.

Avec AFP

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