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Le mandat de la mission de l’ONU au Darfour prolongée d’un an


Le Conseil de sécurité de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé d'un an le mandat de la Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine (Minuad) au Darfour, une région troublée de l'ouest du Soudan, malgré l'opposition du pouvoir à Khartoum.

La résolution du Conseil de sécurité prolonge ce mandat jusqu'au 30 juin 2017. Elle souligne que "la situation au Soudan constitue une menace à la paix et la sécurité internationales".

Environ 18.000 soldats et policiers de plus de 30 pays sont actuellement déployés dans le cadre de la Minuad au Darfour, une région de la taille de la France où des dizaines de milliers de civils ont péri depuis 2003.

Créée en 2007, la Minuad est chargée de lutter contre les violences au Darfour où des groupes armés issus de minorités ethniques et se plaignant de marginalisation de leur région avaient lancé une rébellion en 2003 contre le régime d' Omar el-Béchir.

Le conflit a fait 300.000 morts et quelque 2,5 millions de déplacés selon l'ONU.

Le patron de l'ONU Ban Ki-moon et la présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, avaient recommandé au Conseil l'extension du mandat de cette force conjointe.

Quelques jours avant le vote à l'ONU, le gouvernement soudanais a convoqué le chef de la Minuad pour exprimer son opposition à une telle extension après avoir pendant des mois intensifié la pression pour que les Casques bleus se retirent du Darfour en assurant que cette région était désormais pacifiée.

"Avec des dizaines de milliers de personnes nouvellement déplacées en 2016 et environ 2,6 millions toujours déplacées au Darfour, les civils dans la région continuent de subir les conséquences de la situation volatile en matière de sécurité", avait indiqué le rapport de M. Ban.

Le mois dernier, le secrétaire d'Etat soudanais aux Affaires étrangères, Kamal Ismaïl, avait affirmé qu'il était "temps de dire adieu à la Minuad".

Les violences au Darfour ont diminué ces dernières années, mais des heurts entre rebelles et gouvernement ou entre tribus se poursuivent, ainsi que des violences liées au banditisme.

M. Béchir est réclamé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre au Darfour.

Avec AFP

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