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Mali : une infirmière tuée dans une attaque contre un véhicule d'un service de santé


L'hôpital Dousseyni Daou à Kayes, au Mali, 25 octobre 2014.

L'hôpital Dousseyni Daou à Kayes, au Mali, 25 octobre 2014.

Une infirmière malienne a été tuée lors de l'attaque d'un véhicule appartenant à un centre de santé dans le nord du pays.

Hadjata Diallo "a été tuée par un groupe d'hommes armés ayant tiré sur le véhicule d'un centre de santé" à bord duquel elle circulait, a déclaré Mohamed Diallo, un parent de la défunte, imputant l'attaque à des "terroristes", sans plus de précision.

"Il y a de quoi être inquiet, parce que jusque-là, ils s'attaquaient aux militaires. Les civils étaient seulement dépouillés. Maintenant, ils sont tués", a ajouté Mohamed Diallo.

Un élu municipal de la localité de Gossi (nord) a confirmé la "mort par balle", de l'infirmière, dans la nuit de mardi à mercredi, exprimant également son "inquiétude".

"Hadjata Diallo était infirmière dans la localité de Dimamou, située entre Hombori et Gossi. Elle faisait une tournée médicale dans la région quand des terroristes ont attaqué le véhicule. Elle a été tuée sur le coup", a précisé la même source.

Une source hospitalière dans la région de Gao a confirmé la mort de l'infirmière, soulignant qu'elle aidait les femmes enceintes à accoucher.

Le véhicule a été retrouvé, "ce qui fait penser que les terroristes ont dans leur collimateur ceux qui participent au retour de l'Etat dans les localités", a ajouté cette source hospitalière.

Selon une source de sécurité, la semaine dernière, un enseignant "à bord de sa voiture" et un de ses passagers ont été tués par des hommes armés au sud de Gao, principale ville de la région.

L'accord de paix signé en mai-juin 2015 prévoit la mise en place d'autorités intérimaires dans les cinq régions administratives du Nord et le redéploiement progressif des services de l'Etat dans cette zone.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré l'accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Avec AFP

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