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Toujours pas de compromis entre la CMA et la Plateforme au Mali


Mahamat Saleh Annadif, chef de la Minusma, déposant des fleurs sur le cercueil d'un casque bleu tué à Kidal, le 17 février 2016.

Mahamat Saleh Annadif, chef de la Minusma, déposant des fleurs sur le cercueil d'un casque bleu tué à Kidal, le 17 février 2016.

Les responsables des deux mouvements sont réunis à Bamako depuis le 12 août.

Pas de cessez-le-feu entre le Gatia et le HCUA, deux groupes signataires de l'accord pour la paix et la réconciliation qui se sont violemment affrontés ces dernières semaines à Kidal autour de divergences sur la gestion administrative et militaire de cette ville du nord du pays.


Le Haut Représentant du chef de l’Etat malien pour la mise en œuvre de l’accord, le contrôleur général Mamadou Diagouraga, et le patron de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, ont reçu les deux groupes séparément.

Le Gatia pose comme préalable le retour de ses troupes dans la ville de Kidal, pour faciliter le retour au calme. Il exige aussi une gestion paritaire de la ville avec la CMA.

Cette proposition du Gatia est rejetée en bloc par la CMA, qui veut gérer Kidal en maître absolu. A défaut de sa première proposition, le Gatia demande de revenir à la situation d’avant les événements des 20 et 21 juillet 2016, quand il était dans la ville avec la CMA avant d’en être chassé par la Minusma et Barkhane suite aux combats meurtriers.

En plus de son retour à Kidal, le Gatia veut aussi le même nombre de combattants dans la ville que la CMA, une exigence qui a rendu les négociations encore plus difficiles. C’est pourquoi après quatre jours de travaux, il n y a pas encore eu de compromis. Les échanges continuent avec les deux délégations.

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