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Amadou Sanogo : « La chute de Kidal est la suite logique d’une situation pourrie»


Cne Amadou Haya Sanogo, chef de la junte au Mali

Cne Amadou Haya Sanogo, chef de la junte au Mali

Kidal est tombée vendredi matin aux mains des rebelles du MNLA qui prédisent la prise de Gao et Tombouctou

Dans une interview exclusive accordée au Service francophone de la Voix de l’Amérique, le président du Comité de redressement national et de rétablissement de l’Etat au Mali (CRNDRE) décrit la prise de la ville de Kidal par les rebelles du MNLA (Mouvement national pour la libération de l’Azawad) comme la «suite logique d’une situation déjà pourrie».

Le capitaine Amadou Haya Sanogo s’est gardé de dévoiler la stratégie de son armée ou les actions qu’il entend mettre en œuvre pour faire face aux rebelles du nord, se contentant de dire « attendons voir…demain c’est autre jour ».

Des policiers montent la garde devant une station de carburant à Bamako (24 mars 2012)

Des policiers montent la garde devant une station de carburant à Bamako (24 mars 2012)

La chute de Kidal a amené le capitaine Sanogo, leader du coup de force de la semaine dernière contre le président Amadou Toumani Touré, a appeler à l’aide extérieure, pour arrêter la progression des rebelles et préserver l’intégrité territoriale de son pays.

Il n’a pas voulu répondre directement aux injoctions faites par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour que la junte retourne le Mali à l’ordre constitutionnel.

La CEDEAO a donné aux leaders de la junte 3 jours pour rétablir l’ordre constitutionnel ou faire face à des sanctions économiques et des interdictions de voyage.

Annonçant cette décision jeudi en Côte d’Ivoire, le président de la Commission de la CEDEAO, Kadre Désiré Ouedraogo, a précisé que le Mali fait face à une fermeture de ses frontières et au gel de ses avoirs au sein de la BCEAO, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest.

A Washington, le Département d’Etat s’est dit déçu par la mission avortée des chefs d’Etat de la CEDEAO à Bamako, mais espère toujours qu’il y aura rapidement une solution diplomatique à la crise.

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