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Mali : la déclaration d’indépendance des rebelles rejetée par l'UA et la France


Un groupe de combattants du MNLA (archives)

Un groupe de combattants du MNLA (archives)

Les rebelles Touareg ont proclamé leur indépendance vendredi et requis la reconnaissance internationale de la « nation Azawad ».

L’Union africaine a immédiatement rejeté la déclaration des rebelles, la qualifiant de nulle et non avenue. La France, ancienne puissance coloniale, a également rejeté la décision des rebelles du Nord-Mali. « Une déclaration unilatérale d’indépendance qui n’est pas reconnue par les pays africains n’a aucun sens, » a déclaré le ministre français de la Défense Gérard Longuet.

Dans une déclaration parue sur leur site Internet, les rebelles du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) disent qu’ils respecteront les frontières de leur « état » avec d’autres pays.

La chute du Nord a suivi le coup d'Etat mené par les hommes du capitaine Sanogo (vu ici le 3 avril)

La chute du Nord a suivi le coup d'Etat mené par les hommes du capitaine Sanogo (vu ici le 3 avril)

Le MNLA avait décrété un cessez-le-feu jeudi, ayant atteint, dit-il, tous ses objectifs. Rien n’indique, pour le moment, si le groupe militant islamiste Ansar Dine, lie à Al-Qaeda dans le Maghreb islamique (Aqmi) qui a combattu aux côtés des rebelles, va aussi déposer les armes.

Dans une offensive-éclair, les rebelles Touareg ont occupé les principales villes du Nord-Mali, Kidal, Gao et Tombouctou, durant une période de trois jours, à compter de vendredi dernier.

Ecoutez un responsable de l'ONG Oxfam sur la crise humanitaire dans le Nord-Mali et l'effet des sanctions de la CEDEAO.

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