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Mali: les députés valident le programme du Premier ministre Modibo Keïta


Les députés maliens ont adopté vendredi à une large majorité le programme de gouvernement du Premier ministre Modibo Keïta.

Les députés maliens ont adopté vendredi à une large majorité le programme de gouvernement du Premier ministre Modibo Keïta.

Les députés maliens ont adopté vendredi à une large majorité le programme de gouvernement de Modibo Keïta, Premier ministre depuis cinq mois, qui a appelé à la cohésion nationale pour sortir le Mali de la crise, rapporte l'AFP.

Modibo Keïta a demandé "l'implication de tous et à tous les niveaux" pour sortir le pays de la crise. Son programme a fait l'objet jeudi, jusqu'à tard le soir, de débats contradictoires avant d'être soumis au vote. Parmi les députés présents ou ayant donné une procuration, 116 ont voté pour, et l'opposition (16 députés) a voté contre.

M. Keïta, nommé le 8 janvier, avait présenté lundi à l'Assemblée nationale sa déclaration de politique générale, dans laquelle il s'est fixé pour objectifs prioritaires la sécurité des personnes et des biens, l'amélioration des conditions de vie et la recherche de la justice.

L'Assemblée nationale malienne compte 146 élus au total, avec une majorité absolue pour le parti du président Ibrahim Boubacar Keïta, surnommé IBK, le Rassemblement pour le Mali (RPM) et ses alliés.

Soumaïla Cissé, chef de l'Union pour la République et la démocratie (URD, opposition) - battu au second tour de l'élection présidentielle de 2013 par IBK -, s'est déclaré "sceptique" face à la déclaration de Modibo Keïta, estimant qu'elle contenait des "imprécisions".

"Le Premier ministre ne s'engage pas vraiment", sa déclaration de politique générale "ne comprend aucune obligation de résultats", a affirmé M. Cissé, qui a par ailleurs été nommé jeudi chef de file de l'opposition politique par le président malien.

Modibo Keïta est le troisième Premier ministre d'IBK, après Oumar Tatam Ly (septembre 2013-mars 2014) et Moussa Mara (avril 2014-janvier 2015).

D'avril 2014 jusqu'à sa nomination, le 8 janvier, il a été "haut représentant" du chef de l'Etat pour les pourparlers de paix à Alger entre le gouvernement et les groupes armés du nord du pays, qui ont abouti à un accord de paix signé le 15 mai à Bamako par le camp gouvernemental et la médiation internationale.

Cet accord vise à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, tombé à la fin du premier trimestre 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda.

Les djihadistes ont été dispersés et partiellement chassés de cette vaste région par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013. Mais des zones échappent encore au contrôle de l'Etat malien comme des forces étrangères.

Source: AFP

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