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Mali : la question de Kidal reste posée


Des combattants du MNLA à Kidal, le 4 février 2013

Des combattants du MNLA à Kidal, le 4 février 2013

L’armée malienne se dit prête à avancer sur Kidal, où le gouvernement de transition malien a précisé avoir l’intention d’installer la nouvelle administration dans la perspective des élections qui devraient avoir lieu le 28 juillet aux dernières nouvelles. « L’armée malienne est prête pour la reconquête de Kidal. (…) nos hommes sont dans les meilleures dispositions tactiques pour entrer à Kidal », a expliqué le porte-parole de l’armée, le Capitaine Modibo Nama Traoré, à Nathalie barge.


Selon lui, « il y a eu une pause pour donner une ouverture aux négociations, permettre quand même aux groupes armés qui sont en train d’occuper Kidal de déposer les armes. »

« Nous ne partons pas pour faire la guerre à Kidal, nous partons pour réinstaller, réinvestir nos installations militaires qui sont à Kidal », a assuré le porte-parole de l’armée malienne.

Alors que l'incertitude persiste concernant une offensive de l'armée malienne contre Kidal pour reprendre cette ville aux mains du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), les dirigeants de ce mouvement semblent peu disposés à lâcher cette zone stratégique.


« Le MNLA n’a pas peur de l’armée malienne. Nous avons affronté l’armée malienne pendant des années et des années », a déclaré le porte-parole en du groupe en Europe, Moussa ag Assarid, dans un entretien accordé à Camille Grosdidier.

« Nous attendons le retour des diplomates qui sont à Bruxelles aujourd’hui, et nous attendons du Mali autre chose que de venir vouloir nous attaquer chez nous ; nous serons chez nous et nous nous battrons jusqu’au bout mais, aujourd’hui, la priorité, c’est de nous retrouver et de nous dire les quatre vérités », a souligné le porte-parole du MNLA pour qui, il faut parvenir à une solution politique.
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