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Mali : la FIDH et l’AMDH dénoncent l’exécution de six civils


Rebelles touareg dans le Nord-Mali (fév. 2012)

Rebelles touareg dans le Nord-Mali (fév. 2012)

Les deux ONG soutiennent que les six personnes ont été exécutées" à la suite d'affrontements opposant la CMA aux forces armées maliennes et au Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés" (Gatia, pro-gouvernemental).

Un humanitaire était parmi les six victimes tuées le 21 mai à Tin Hama, rappellent l’Organisation internationale des droits de l’homme.

La Mission de l'ONU au Mali (Minusma) avait annoncé le 22 mai l'envoi d'"une équipe d'enquête" à Tin Hama (nord), après avoir reçu signalement de "violations graves des droits de l'Homme et du droit international humanitaire, dont l'exécution", la veille, "d'un certain nombre de civils".

Le gouvernement malien avait rejeté toute implication, évoquant des "règlements de comptes sanglants entre des éléments de groupes armés" locaux après une attaque le 20 mai de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg), qui avait tué trois civils avant d'être repoussée par son armée, selon lui.

Les combats de Tin Hama ont par ailleurs engendré le déplacement d'au moins 30 familles issues notamment de la communauté Kel Essouk", une tribu touareg, selon le texte.

La reprise des combats depuis plus d'un mois dans le nord du Mali entre groupes armés rebelles et pro-gouvernementaux a provoqué le déplacement de quelque 57.000 personnes, fuyant les violences ou le recrutement forcé, portant à 100.000 le nombre de déplacés à l'intérieur du pays, a annoncé le 29 mai le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).

La CMA et Bamako se sont renvoyé la responsabilité des exactions à Tin Hama. Mais la FIDH et la AMDH soulignent que "certains de ces décès seraient des exécutions sommaires et extra-judiciaires de personnes civiles qui constitueraient par conséquent des crimes de guerre dont les

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