Liens d'accessibilité

Mali : calme précaire à Kidal après de violents combats


Des membres d'un groupe armé présentés à Kidal, Mali, 13 juillet, 2016.

Des membres d'un groupe armé présentés à Kidal, Mali, 13 juillet, 2016.

Un calme précaire était revenu vendredi en milieu de matinée à Kidal, dans le nord du Mali, théâtre jeudi de violents combats entre un groupe progouvernemental et l'ex-rébellion, ont indiqué à l'AFP un élu local et des habitants.

L'élu local joint depuis Bamako vers 10H00 (locales et GMT) a fait état de nouveaux combats vendredi matin. "Mais ça se calme actuellement", a-t-il dit.

Une situation similaire a été décrite par un des habitants. "Ce matin, du côté ouest (de la ville), il y avait des combats. J'ai vu cinq corps. Maintenant, il n'y a plus beaucoup de coups de feu", a-t-il affirmé.

Un autre résident a indiqué avoir pu sortir de chez lui vendredi matin à la faveur de l'accalmie, contrairement à jeudi après-midi, où les civils s'étaient calfeutrés en raison des violents affrontements. "Ce matin, il n'y a plus beaucoup de coups de feu", a raconté ce résident.

Jeudi soir, un responsable de l'ex-rébellion avait indiqué à l'AFP qu'il y avait eu "beaucoup morts" dans le camp adverse et trois ex-rebelles tués. Un habitant avait de son côté parlé de dix morts parmi les pro-gouvernementaux et cinq parmi les ex-rebelles.

Les affrontements ont impliqué des membres du Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), de la coalition pro-gouvernementale dite Plateforme, et des hommes du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), ex-rébellion à dominante touareg du Nord.

Jusqu'à vendredi matin, aucun responsable du Gatia n'avait pu être joint et aucun bilan n'avait pu être obtenu de source officielle ou indépendante.

Les "combats violents" avaient été confirmés dans un communiqué jeudi soir par la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), présente à Kidal, sans cependant identifier les mouvements concernés, indiquant simplement que tous sont signataires en mai-juin 2015 d'un accord de paix avec Bamako.

"Des armes lourdes, y compris des mortiers, ont été utilisées lors des confrontations", affirmait la Minusma, appelant leurs responsables "à mettre fin immédiatement aux hostilités".

Selon un élu local joint jeudi par l'AFP, c'est une querelle de pouvoir entre tribus touareg rivales qui a mis le feu aux poudres. Cette communauté - minoritaire au Mali mais très présente dans la région de Kidal - est représentée dans les deux camps qui se sont affrontés dans le passé puis ont enterré la hache de guerre par un "pacte d'honneur" conclu au dernier trimestre de 2015.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG