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Mali : les Touaregs concluent un accord de cessez-le-feu


Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, s'est félicité de l'accord de cessez-le-feu

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, s'est félicité de l'accord de cessez-le-feu

Le gouvernement du Mali et les groupes Touaregs séparatistes ont conclu un accord de cessez-le-feu, suite aux affrontements qui menaçaient, cette semaine, de replonger le pays dans la guerre civile.

L'accord a été conclu vendredi au terme d’une réunion entre les rebelles, l'Union africaine (UA) et un haut responsable des Nations Unies (ONU) dans le nord du Mali.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a salué le rôle joué par son homologue mauritanien, qui a facilité le pacte. M. Keita a déclaré que le président Mohamed Ould Abdelaziz, qui est également le président de l'UA, a su convaincre les séparatistes qu’il n’existe « pas d'alternative à la paix et à la table des négociations ».

Le président de l’UA était accompagné d'Albert Koenders, représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Mali et chef de la MINUSMA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali).

Mercredi, le Secrétaire général Ban Ki-moon s'était déclaré profondément préoccupé par la détérioration rapide de la situation à Kidal et avait appelé à la cessation immédiate des combats et à la mise en place d'un cessez-le-feu.

Le président Keita a été élu en août 2013 sur la promesse d’unir le Mali. Il cherche à reconstruire le pays, déchiré par un coup d'Etat et une rébellion islamiste.

Le Mali a connu un coup d'Etat militaire en mars 2012. Plusieurs groupes militants en ont profité pour prendre le contrôle du nord du pays, où ils prévoyaient de mettre en place un Etat islamiste. Le pays ayant sombré dans le chaos, la France est intervenue dans son ancienne colonie, repoussant les militants vers le nord, où ils continuent de lancer des attaques sporadiques.
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