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Malgré la crise, l'Angola commande 17 navires militaires pour sa sécurité


L'armée angolaise, 30 août 1988

L'armée angolaise, 30 août 1988

Le gouvernement angolais a passé commande à un chantier naval occidental de 17 patrouilleurs militaires pour un montant de près de 500 millions d'euros, à l'heure où l'économie du pays traverse une passe difficile pour cause de chute des cours du pétrole.

Dans un décret signé par le président José Eduardo dos Santos en date du 29 août, les autorités annoncent que ce contrat, d'un montant annoncé de 495 millions d'euros, a été attribué à la société Privinvest Shipbuilding Investments LCC, propriété de l'homme d'affaires français d'origine libanaise Iskandar Safa.

Ces navires, dont le type n'a pas été précisé, auront pour mission "l'interception et la dissuasion, ainsi que la surveillance permanente des côtes" du pays, a précisé le décret.

Dans un communiqué, Privinvest a confirmé la "fourniture d'une série de bâtiments pour la marine angolaise", sans autre détail.

L'entreprise a également annoncé l'installation prochaine en Angola, avec la société locale Simportex, d'un chantier naval "en vue de construire des navires de guerre et de fournir une large variété de services à la flotte angolaise".

"Ce chantier marque une nouvelle étape dans notre coopération avec l'une des économies les plus dynamiques en Afrique", s'est réjoui le président de Privinvest, Boulos Hankach.

Ce groupe dispose de plusieurs chantiers navals au Moyen-Orient, en France (les Constructions mécaniques de Normandie à Cherbourg) et affirme avoir livré plus de 2000 navires à plus de 40 marines à travers le monde.

Après le boom économique qui a suivi la fin de la guerre civile en 2002, l'Angola, actuel premier producteur de pétrole en Afrique subsaharienne, subit de plein fouet la chute des cours de l'or noir.

Plus d'un tiers de ses 25 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté et le cours officiel de la devise angolaise, le kwanza, a perdu plus de 60% face au dollar depuis le début 2015.

Son ministre des Finances depuis trois ans, Armando Manuel, a été limogé lundi, sans explication officielle.

Avec AFP

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