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Malawi : l’opposition réclame l’arrestation du président soudanais


Le président Béchir (à dr.) et son homologue sud-soudanais Salva Kiir durant une conférence de presse à Khartoum (9 octobre 2011)

Le président Béchir (à dr.) et son homologue sud-soudanais Salva Kiir durant une conférence de presse à Khartoum (9 octobre 2011)

Le principal parti d’opposition au Malawi et deux associations internationales de défense des droits de l’Homme font pression sur le gouvernement malawite pour arrêter le président soudanais Omar el-Béchir lors de sa visite au pays pour un sommet sur le commerce régional.

Le président Omar Hassan el-Béchir, qui est recherché par la Cour pénale internationale (CPI), est au Malawi dans le cadre du sommet du Marché commun de l’Afrique orientale et de l’Afrique australe (Comesa), qui débute ce vendredi 14 octobre. Le Comesa regroupe 19 pays membres.

Un dirigeant de l’opposition malawite, Humphrey Mvula du Front uni démocratique, a déclaré à la Voix de l’Amérique que le Malawi doit appréhender le président soudanais, affirmant que son pays serait de "complicité" avec M. Béchir s’il ne le faisait pas.

M. Béchir est recherché par la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide dans la province soudanaise du Darfour. Depuis 2003, son gouvernement a mené des combats contre les rebelles dans cette région de l’ouest du Soudan.

Soldat de l'UNAMID (force conjointe ONU-UA au Darfour) assurant la sécurité (10 janvier 2011)

Soldat de l'UNAMID (force conjointe ONU-UA au Darfour) assurant la sécurité (10 janvier 2011)



Jeudi, Human Rights Watch et Amnesty International ont fait des déclarations exhortant le Malawi à appréhender M. Béchir ou empêcher son déplacement dans le pays.

Elise Keppler, conseillère du programme Justice internationale à Human Rights Watch, a déclaré à la Voix de l’Amérique que le président Béchir est un fugitif international et qu'en tant que membre de la CPI, «le Malawi devrait l'arrêter, et non l'accueillir."

Cinq autres chefs d'Etat africains doivent prendre part à ce sommet de deux jours – en l’occurrence le président Robert Mugabe du Zimbabwe, le président de l'Erythrée Isaias Afewerki, le roi Mswati du Swaziland, le président du Burundi Pierre Nkurunziza et le président du Malawi Bingu wa Mutharika.

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