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Mahmoud Abbas a rencontré la procureure de la CPI


Mahmoud Abbas, le 16 août 2011 à Sarajevo. (archives/VOA)

Mahmoud Abbas, le 16 août 2011 à Sarajevo. (archives/VOA)

La délégation palestinienne a remis, vendredi, à la procureure de la CPI Fatou Bensouda un dossier de 52 pages accablant Israël.

Pour la première fois depuis que l'Autorité Palestinienne a rejoint la Cour pénale internationale (CPI) en janvier, son président Mahmoud Abbas a rencontré, vendredi 30 octobre, la procureure Fatou Bensouda.

Il est arrivé vers 17 h 30 (16 h 30 GMT) accompagné de son ministre des Affaires étrangères Riyad al-Malki et est entré dans le bâtiment de la CPI à La Haye (Pays-Bas) sans s'adresser à la presse, selon un journaliste de l'AFP.

Riyad al-Malki a de son côté appelé la procureure à "accélérer" l'examen d'accusations de crimes de guerre contre Israël.

La délégation palestinienne a remis à la procureure un dossier de 52 pages avec photos et vidéos accusant Israël d'"exécutions sommaires", de "punitions collectives, de "destructions de maisons" et de "nettoyage ethnique", ont annoncé des responsables palestiniens.

Depuis le 1er octobre, des affrontements, agressions et attentats anti-israéliens ont fait 64 morts (dont un Arabe israélien) côté palestinien et neuf côté israélien dans les Territoires palestiniens, à Jérusalem et en Israël. La moitié des Palestiniens tués ont été abattus en commettant des attaques.

Possible enquête pour crimes de guerre

A la demande de l'Autorité palestinienne, Fatou Bensouda avait ouvert en janvier un examen préliminaire afin de déterminer si elle disposait d'assez d'éléments pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis depuis l'été 2014, lorsqu'un conflit avait éclaté dans la bande de Gaza.

L'examen concerne aussi bien les agissements palestiniens que ceux d'Israël, qui n'est lui pas membre de la CPI, contrairement à l'Autorité palestinienne, et conteste les démarches en cours devant cette Cour.

Un des événements les plus controversés de cette guerre est le bombardement par Israël d'écoles de l'ONU utilisées comme refuge par les déplacés. Israël affirme que le Hamas utilisait ces écoles pour stocker des armes ou tirer des missiles.

Pour soutenir les allégations, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki s'était rendu en juin à La Haye, où siège la CPI, pour remettre des dossiers au procureur.

Depuis lors, Mahmoud Abbas a appelé la CPI à enquêter sur un incendie imputé à des extrémistes juifs lors duquel un bébé et son père avaient péri.

Créée en 2002, la CPI a pour vocation de poursuivre les plus hauts responsables de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Avec AFP

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