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Madagascar : référendum sur fond de bras de fer avec un groupe d’officiers dissidents


Andry Rajoelina s'adressant à la presse après avoir voté

Andry Rajoelina s'adressant à la presse après avoir voté

Le président intérimaire Andry Rajoelina a fait savoir qu’il ne renoncera pas au pouvoir. Il a dit avoir été menace de mort par les militaires qui exigent qu’il démissionne.

Alors que les Malgaches se rendaient aux urnes, mercredi, pour le référendum sur la nouvelle Constitution, un groupe d’officiers a annoncé la suspension des institutions nationale et la mise sur pied d’un comité militaire pour diriger le pays. Ces officiers sont retranchés dans un camp militaire non loin de la capitale, à la tête d’environ 80 hommes selon notre confrère Randy Dony du journal Les Nouvelles de Madagascar. L’un d’eux est le général Noel Rakotonandrasana, ancien ministre de la Défense limogé par le président intérimaire, Andry Radjoelina.

Pour sa part, Rajoelina a fait savoir qu’il ne renoncera pas au pouvoir. Il a dit avoir été menace de mort par les militaires qui exigent qu’il démissionne. « Je n’ai pas peur des menaces », a-t-il déclaré.

Dans la capitale, le référendum s’est déroulé dans le calme, mais en fin de journée, des affrontements ont opposé les forces de l’ordre à des manifestants dans la caserne abritant les militaires putschistes. Selon des témoins, les manifestants tentaient d’ériger des barricades pour empêcher les soldats d’entrer dans la caserne.

Pour ce qui est du référendum, les résultats qui ne seront pas connus avant plusieurs jours. « Si le référendum se déroule normalement, avec un taux de participation assez élevé, cela veut dire que les électeurs sont encore relativement confiants au sujet de la transition », a expliqué le journaliste malgache Randy Dony. Si elle est adoptée, la nouvelle Constitution mettrait en place les institutions de la Quatrième République ainsi qu’un calendrier électoral, a dit le confrère.

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