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Madagascar : large victoire du HVM, le parti du président, aux sénatoriales


Hery Rajaonarimampianina, le 9 janvier 2015 à Antananarivo, Madagascar. (AP Photo/Martin Vogl)

Hery Rajaonarimampianina, le 9 janvier 2015 à Antananarivo, Madagascar. (AP Photo/Martin Vogl)

Plus de 60 % des voix sont allées au parti du président lors des élections du 29 décembre dernier, selon les chiffres publiés samedi. L'objectif de ce scrutin est de ressusciter le Sénat dissous en 2009.

Selon des résultats provisoires officiels publiés samedi 9 janvier par la commission électorale de Madagascar, le parti du président malgache Hery Rajaonarimampianina, le HVM, a remporté une large victoire aux élections sénatoriales du mois dernier.

Dans chacune des sept provinces du pays, cette formation a glané plus de 60 % des suffrages exprimés, conformément aux attentes des observateurs.

Ces élections sénatoriales, qui se sont tenues dans le calme à Madagascar, le 29 décembre 2015, vont permettre de restaurer enfin la chambre haute du parlement, dissoute après le coup d'Etat d'Andry Rajoelina en 2009.

Malgré des irrégularités soulevées par l'opposition et des observateurs nationaux, "la Céni (Commission électorale nationale indépendante) a accompli ses missions pour l'organisation de ces élections", a déclaré à la presse le président de la commission, Hery Rakotomanana.

42 sénateurs élus, 21 autres désignés par le chef de l'Etat

Les résultats vont maintenant être transmis à la Haute cour constitutionnelle, a-t-il ajouté. Celle-ci doit "trancher sur les contentieux électoraux" et "établir le nombre de sièges obtenus par chaque parti en fonction des voix obtenues", a expliqué à l'AFP, Thierry Eakotonarivo, vice-président de la commission électorale.

Un total de 12 664 grands électeurs, maires et conseillers municipaux, se sont rendus aux urnes pour élire 42 sénateurs.

Vingt-et-un autres sénateurs seront désignés directement par le chef de l'Etat, conformément à la Constitution.

En 2009, Rajoelina, alors maire de la capitale Antananarivo, avait évincé le président Marc Ravalomanana.

Il avait ensuite dirigé un régime non élu dit "de transition" et il a fallu attendre la fin 2013 pour trouver une sortie de crise, avec l'organisation d'une élection présidentielle libre et démocratique, remportée par Rajaonarimampianina.

Avec AFP

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