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Madagascar : d’un blocage à un autre


Les candidats à la présidentielle malgache avec, de gauche à droite, Lalao Ravalomanana, Andry Rajoelina et Didier Ratsiraka

Les candidats à la présidentielle malgache avec, de gauche à droite, Lalao Ravalomanana, Andry Rajoelina et Didier Ratsiraka

C’est toujours l’impasse à Madagascar où tous les efforts visant à résoudre la crise politique semblent bloqués. Alors que les Etats-Unis et la communauté internationale appellent à des élections crédibles, les questions des candidatures et de la date du scrutin sont loin d’avoir été résolues. La Commission électorale malgache envisageait d’organiser le premier tour de la présidentielle le 24 juillet prochain, alors que le gouvernement parle du 23 août.

« Ceux qui prétendent diriger le pays ne respectent même pas les lois en vigueur », explique le juriste Odon Georges Raveloson d’Antanarivo, citant le cas d’un candidat « qui dépose son dossier de candidature hors délai », mais qui est tout de même confirmé parmi les candidats.

Rappelant que la Feuille de route prévoyait que le pays serait dirigé par un triumvirat « en cas de vacance du poste de président de la transition », M. Raveloson s’étonne que le gouvernement – composé du Premier ministre et de 34 ministres – ait décidé, le 11 juin, qu’il dirigera le pays.

Même chose pour la date des élections, qui a été reportée au 23 août par le gouvernement, relève Odon Georges Raveloson, qui constate amèrement : « on est en train de mener en bateau la population, qui ne dit plus rien, elle laisse faire. »
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