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Macky Sall à la VOA : « L’Afrique n’est pas là pour quémander de l’aide »


(de g. à dr.) Les présidents Macky Sall du Sénégal, Joyce Banda du Malawi, Barack Obama, Ernest Bai Koroma de la Sierra Léone et le Premier ministre du Cap-Vert José Neves

(de g. à dr.) Les présidents Macky Sall du Sénégal, Joyce Banda du Malawi, Barack Obama, Ernest Bai Koroma de la Sierra Léone et le Premier ministre du Cap-Vert José Neves

Le dirigeant sénégalais a rencontré le président Obama ce 28 mars, entretien qui a porté sur la bonne gouvernance, mais aussi sur l'économie et la sécurité.

Le président sénégalais Macky Sall a déclaré à la Voix de l’Amérique que sa rencontre, jeudi, avec le président Barack Obama, a porté sur des sujets tels que la bonne gouvernance, le respect des institutions, mais aussi la croissance économique, le chômage, la sécurité et la lutte contre le terrorisme. Mais le président Obama voulait entendre parler de la façon dont les dirigeants africains espèrent s'attaquer à certains des problèmes réels de l’heure.

« J’ai dit au président Obama de regarder l’Afrique d'un point de vue différent, » a dit Macky Sall. Il a souligné, lors de cette rencontre à la Maison blanche, que l'Afrique est très dynamique et que le continent est engagé sur la voie du progrès, contrairement à ce que beaucoup disent.

Le président Sall arrive au palais présidentiel de Dakar après son investiture, le 2 avril 2012

Le président Sall arrive au palais présidentiel de Dakar après son investiture, le 2 avril 2012

« C'est une Afrique qui n'est pas là pour quémander de l'aide, mais qui est prête à développer des partenariats où tout le monde profite,» a ajouté le dirigeant sénégalais. Il a cité en exemple l’AGOA (Loi sur la croissance et l’opportunité en Afrique) comme étant une excellente initiative. Néanmoins, a fait remarquer Macky Sall, il a été impossible, jusqu’à présent, pour certains pays de tirer pleinement parti de cette loi et exporter des marchandises vers les États-Unis parce qu'ils ne sont pas vraiment en mesure de produire à ce niveau, compte tenu de la crise de l'énergie qui sévit dans ces pays-là.

Le chef de l’État sénégalais pointe du doigt son prédécesseur (Abdoulaye Wade) en disant que l’ancien gouvernement ne comprenait pas les vrais problèmes relatifs à la question énergétique. Il prévoit d'investir dans le gaz naturel, le charbon et l'énergie solaire.

Jetant un coup d’œil rétrospectif sur les douze premiers mois de son mandat, le président Sall mentionne, entre autres réalisations, un programme qui est en train d’être mis en œuvre pour offrir à tous les Sénégalais l’accès aux soins de santé, l’instauration d’un nouveau système de protection sociale pour les plus démunis et la réduction des impôts.


Le président Macky Sall (au c.) avec Mariama Diallo et Timothée Donangmaye de la VOA

Le président Macky Sall (au c.) avec Mariama Diallo et Timothée Donangmaye de la VOA


Pourtant le Sénégal connaît un fort taux de chômage. Macky Sall dit que son pays ne peut pas augmenter les emplois si elle ne crée pas un environnement approprié. Par exemple, le secteur de l'agriculture peut créer des emplois... et il a prévu environ 100 milliards de francs CFA pour aider ce secteur. Il espère créer 350.000 emplois en 5 ans et il pense qu'il peut le faire.

Dans cet entretien avec les journalistes Mariama Diallo et Timothée Donangmaye de la VOA, le président sénégalais a tenu à féliciter la VOA pour « son excellent travail » sur le continent africain.

Vous pouvez écouter l’intégralité de cette interview en cliquant sur le lecteur ci-dessous.


La vidéo de l'entretien:

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