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Macky Sall convoque un dialogue national le 28 mai prochain


Le président du Sénégal Macky Sall parle lors d'une conférence de presse à La Valette, Malte, 12 Novembre 2015

Le président du Sénégal Macky Sall parle lors d'une conférence de presse à La Valette, Malte, 12 Novembre 2015

Ce dialogue national est annoncé deux mois après le référendum constitutionnel du 20 mars, dont l'un des principaux points visait une réduction immédiate du mandat présidentiel de sept à cinq ans, conformément à une promesse électorale du président Sall, élu en mars 2012. Le oui l'avait emporté avec plus de 62% des voix.

Le président sénégalais Macky Sall a annoncé un "dialogue national" à partir du 28 mai, des concertations sur des "questions d'intérêt national" impliquant le pouvoir, les acteurs politiques et la société civile, indique un communiqué gouvernemental jeudi.

Le chef de l'Etat a évoqué "des consultations inclusives sur des questions exclusivement d'intérêt national" dans le cadre de l'appel au dialogue national qu'il a récemment lancé, selon ce communiqué publié à l'issue du Conseil des ministres mercredi soir.

Il compte ouvrir le 28 mai ce dialogue "en recevant les acteurs de la classe politique, ceux de la société civile, du secteur privé, des organisations de travailleurs, les autorités religieuses et coutumières". Le contenu exact des concertations n'a pas été précisé.

Le Parti démocratique sénégalais (PDS), la principale formation de l'opposition qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012, n'a pas encore été officiellement saisi de ces concertations et attend d'être édifié notamment sur leur contenu pour prendre une décision, a déclaré jeudi à la presse son porte-parole Babacar Gaye.

L'opposition reproche au président Sall de ne pas dialoguer avec elle depuis son arrivée au pouvoir.

Ce dialogue national est annoncé deux mois après le référendum constitutionnel du 20 mars, dont l'un des principaux points visait une réduction immédiate du mandat présidentiel de sept à cinq ans, conformément à une promesse électorale du président Sall, élu en mars 2012. Le oui l'avait emporté avec plus de 62% des voix.

Mais sur avis du Conseil constitutionnel qu'il avait saisi, M. Sall a renoncé à appliquer immédiatement cette réduction au mandat en cours, s'attirant des critiques de l'opposition et d'organisations de la société civile qui l'ont accusé d'avoir manqué à sa parole.

La révision constitutionnelle proposée par le dirigeant sénégalais comportait, outre la réduction du mandat présidentiel, quatorze autres points dont le renforcement des droits des citoyens et de l'opposition, ainsi que des pouvoirs législatif et judiciaire.

Avec AFP

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