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L’UE appelle le pouvoir et l’opposition burundaise à s’engager sans délai au dialogue enclenché

  • Eddy Isango

L'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, 7 janvier 2009

L'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, 7 janvier 2009

L'Union européenne interpelle les différentes parties de la crise burundaise à saisir l’opportunité que représente le dialogue qui a repris sous la facilitation de l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa. Elle les invite à cesser immédiatement la violence.

"Le dialogue régional, tel que mandaté par les chefs d'État de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE), est la seule voie à suivre pour résoudre pacifiquement cette crise. Toutes les parties devraient saisir cette opportunité et s’engager activement dans le processus de bonne foi et sans délai", indique un communiqué du porte-parole de l’Union européenne depuis Bruxelles.

L’UE insiste sur le caractère inclusif pour la réussite de ces pourparlers.

"Comme l'a reconnu le Président Mkapa, les voix de tous ceux qui peuvent contribuer à une solution politique devraient être entendues - y compris tous ceux qui ne pouvaient pas assister à cette ronde", souligne le texte.

L'UE rappelle, selon son porte-parole Catherine Ray, qu’elle soutient le président Mkapa en réitérant l'importance du caractère inclusif (relatif) à la réussite de ce processus de dialogue, et aussi la nécessité pour toutes les parties de cesser immédiatement la violence, les actes de torture et les détentions politiques.

Ce dialogue est boycotté par une partie de l'oppoition burundaise, notamment le Conseil National pour le respect de l'Accord d'Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l'Etat de droit (Cnared) en réaction au refus du gouvernement qui conditionne sa participation aux discussions par l’absence de certains opposants burundais.

Le Cnared regroupe une bonne partie de l'opposition burundaise.

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