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Insécurité permanente en Centrafrique, Washington menace


Un jeune milicien anti-Balaka à Bangui

Un jeune milicien anti-Balaka à Bangui

Les États-Unis envisagent de prendre des sanctions ciblées contre ceux qui favorisent la violence dans le pays

Dans un communiqué cette nuit, le secrétaire d'État américain appelle tous les leaders des différents groupes à condamner la violence. John Kerry rappelle que Washington et ses alliés poursuivront sans relâche tous les coupables d’atrocités.

Sur le terrain les violences se sont poursuivies dimanche malgré la nomination samedi d’un nouveau Premier ministre André Nzapayeke. Notamment dans le quartier PK-5, avec des tirs et des pillages de magasins appartenant pour la plupart à des musulmans.

Selon un bilan fourni par le président de la Croix Rouge Centrafricaine, le pasteur Antoine Mbao Bogo, au moins 8 personnes sont mortes

Depuis le déploiement de l'armée française à Bangui début décembre, des miliciens chrétiens anti-balaka multiplient les exactions contre les habitants musulmans. Les violences ont redoublé après la démission, le 10 janvier 2014, du président par intérim Michel Djotodia, ancien chef de la Séléka.

Selon Reuters, un convoi d'une vingtaine de véhicules, lourdement armé, a fui la ville, escorté par des soldats tchadiens de la force de maintien de la paix de l'Union africaine, la Misca.

"Dans le convoi, j'ai vu plusieurs généraux de la Séléka, dont le chef de ses services de renseignement", a déclaré Peter Bouckaert, de l'ONG américaine Human Rights Watch (HRW), qui aurait croisé le convoi à une soixantaine de kilomètres au nord de Bangui.
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