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L'opposition togolaise ciblée par le pouvoir dans l'affaire des incendies


Les dirigeants interpellés estiment faire l'objet d'un règlement de comptes politique

Les dirigeants interpellés estiment faire l'objet d'un règlement de comptes politique

Deux autres chefs de l'opposition togolaise, Jean-Pierre Fabre, de l’Alliance Nationale pour le changement (ANC) et Abass Kaboua, du Mouvement des républicains centristes (MRC), ont été inculpés dans l'affaire des incendies qui ont ravagé les marchés de Kara et de Lomé en janvier.

Messieurs Fabre et Kaboua ont été inculpés de « complicité de destruction de biens publics et de groupement de malfaiteurs », a déclaré l'avocat de M. Fabre, Me Dodji Apévon. Selon lui, les deux dirigeants d’opposition ont nié les faits qui leur sont reprochés. Ils estiment être victimes d’un règlement de comptes politique de la part du pouvoir. Messieurs Fabre et Kaboua ont été des membres du collectif « Sauvons le Togo » (CST), qui rassemble les partis d’opposition et des membres de la société civile togolaise.

Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’évoquer le dossier en public et de quitter le Togo sans autorisation préalable du juge.

Quatre autres membres de l’opposition sont déjà visés par des dispositions similaires : l’ancien ministre de la Sécurité et ancien président de l’Assemblée nationale, Agbéyomé Kodjo, de la formation Obuts, Atta Zeus Ajavon, Jil-Benoît Afangbédji et Raphaël Kpandé-Adzaré (CST).
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