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L’opposition CNARED-Giriteka boycotte les consultations d’Arusha


L’opposition burundaise en exile et regroupée au sein du Conseil National (CNARED-Giriteka) a refusé de répondre à l’invitation du médiateur tanzanien Benjamin William Mkapa. L’ancien président tanzanien organise ce samedi à Arusha en Tanzanie les premières consultations séparées devant relancer le dialogue entre Burundais pour sortir de la crise liée au troisième mandat controversé du président Pierre Nkurunziza.

L’opposition entend participer à la session en tant "qu’une seule entité et refuse des invitations individualisées", a dit à VOA Afrique, Me François Nyamoya chargé des négociations au sein de la plateforme (CNARED-Giriteka). En effet, le médiateur a invité les acteurs politiques en leur capacité de président des partis mais l’opposition veut être reconnue en tant qu’une coalition qui défend une seule voix. "On ne peut pas participer à cette session en dehors du cadre CNARED-Giriteka", a-t-il précisé.

L’International Crisis Group vient de sortir un rapport sur le Burundi intitulé "Anatomie du troisième mandat". Thierry Vircoulon de ce groupe parle "d’un mauvais départ" et estime que le médiateur se trouve dans "une position assez difficile". Sur VOA Afrique, M. Vircoulon a dit que "l’opposition et le régime de Bujumbura sont tous des perdants" face au blocage.

L’opposition attribue ce retournement du médiateur au secrétariat général de la communauté est-africaine et dénonce "une tentative de détruire et d’exclure le CNARED-Giriteka". Par conséquent, elle a récusé le secrétaire général de l’EAC Libérat Mfumukeko jugé de "partialité".

Cependant, deux membres de la coalition CNARED-Giriteka ont accepté de se rendre à Arusha ce samedi. Il s'agit de Léonard Nyangoma du CNDD et un haut responsable de Sahwanya Frodebu .

Le gouvernement de Bujumbura a aussi confirmé sa participation.

Une source anonyme présente à Arusha et qui suit de près cette session des consultations qui s'ouvrent demain sans l'opposition légitime a dit à VOA Afrique que la "situation est grave", même les "Nations Unies n'ont ni l'agenda ni la liste des participants", a-t-elle constaté. Selon la même source qui épingle "la mauvaise organisation de la médiation", "le Burundi est malade de sa classe politique incohérente".

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