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L'ONU va nommer un expert indépendant sur le Mali


Le Conseil de droits de l'homme de l'ONU a fustigé les exactions commises par les rebelles maliens

Le Conseil de droits de l'homme de l'ONU a fustigé les exactions commises par les rebelles maliens

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a condamné jeudi les exactions commises par les rebelles islamistes au Mali. Et il a adopté une résolution ouvrant la voie à la nomination d’un expert indépendant sur le Mali en vue d’aider Bamako à défendre et promouvoir les droits humains.

Le Conseil n’a pas fait allusion aux accusations formulées par des ONG de défense des droits humains, et certains responsables onusiens, contre les forces gouvernementales.

Il y a dix jours, la Haut-Commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l'homme, Kyung-Wha Kang, avait affirmé que la récente intervention militaire lancée dans le nord du Mali a été suivie d'une escalade sérieuse des représailles de la part des troupes gouvernementales. Ces dernières ont été accusées de cibler des membres de divers groupes ethniques perçus comme des partisans des milices islamiques, notamment les Peules, les Touaregs et les Arabes.

Mais dans sa déclaration jeudi, le Conseil a seulement condamné les atteintes aux droits de l'homme commises par « les rebelles, les groupes terroristes et d'autres réseaux transnationaux de crime organisé ».

Réagissant dans un communiqué, l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch s’est félicité de cette résolution, mais a ajouté que « l'absence de la part du Conseil de toute condamnation claire des graves violations récemment commises par des membres de l'armée malienne est un mauvais service rendu au peuple malien ».

Selon l’agence Reuters, l’ambassadeur du Mali, Sidiki Lamine Sow, a déclaré que son pays a été traumatisé par la violence et un « climat de terreur », qui a chassé des centaines de milliers de personnes de leurs maisons, a créé une crise humanitaire et menace la stabilité régionale.

« C'est là qu’il faut noter la détermination des plus hautes autorités du Mali à lutter contre l'impunité sous toutes ses formes », a dit M. Sow au forum de Genève.

« Les groupes armés et des trafiquants de drogue responsables de l'agression inacceptable au Mali ont commis de graves violations, notamment des viols, pillages, exécutions sommaires, tortures et les traitements cruels et dégradants, prises d'otages et pratiques esclavagistes», a-t-il rappelé.
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