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Londres menace de revoir sa coopération en cas d’un report de la présidentielle en RDC


Elections de novembre 2011 à Kinshasa, RDC NICOLAS PINAULT VOA

Elections de novembre 2011 à Kinshasa, RDC NICOLAS PINAULT VOA

L’envoyée spéciale du Royaume-Uni pour la région des Grands Lacs, Danae Dholakia, est à Kinshasa.

Elle a indiqué que Londres va devoir prendre en compte toutes les options possibles si une détérioration de la situation (en RDC) liée à un report des élections ou à une modification de la Constitution, était constatée.

"Si nous devions assister à quelque chose de ce genre, très déstabilisant, il nous faudrait réfléchir à la nature et la forme de nos engagements à venir" vis-à-vis de la RDC, a soutenu Mme Dholakia lors d’une conférence de presse.

Elle a rappelé que Londres était le "deuxième contributeur bilatéral" au budget de l'État congolais avec "1 million de livres sterling par jour" (1,43 million d'euros/jour).

Le Royaume-Uni est prêt à soutenir des élections libres en RDC mais elle a besoin, selon Mme Dhalakia, "d'un calendrier électoral crédible, d'un budget réaliste et que le gouvernement débourse l'argent" pour l'organisation des scrutins.

"La communauté internationale ne peut pas s'engager à soutenir les élections quand il n'y a pas de processus (électoral) clair", a-t-elle prévenu.

Le président Joseph Kabila a récemment annoncé la tenue prochaine d’un "dialogue national" en vue "d'élections apaisées" dans le pays.

L'opposition rejette majoritairement cette invitation, qu'elle qualifie de manœuvre dilatoire, tandis que certains dirigeants de la majorité affirment qu'un report des élections est nécessaire, faute de moyens.

Avec AFP

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