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L'Oklahoma suspend les exécutions, après une injection létale ratée


Charles Warner (à dr.) et Clayton Lockett, dont l'exécution ratée relance le débat sur la mort

Charles Warner (à dr.) et Clayton Lockett, dont l'exécution ratée relance le débat sur la mort

Une exécution ratée par injection létale dans l'état de l'Oklahoma a fait que le condamné, Clayton Lockett , s’est débattu sur sa civière pendant plus de 40 minutes avant de succomber d’une crise cardiaque. Il a fait les frais d’une nouvelle procédure d’injection qui apparemment, n’a pas bien fonctionné.

Selon les autorités, Lockett, condamné à la peine capitale pour meurtre et viol, a reçu une première injection mardi, sur les trois qui devaient composer la dose létale. Treize minutes plus tard, il a commencé à se contorsionner, à haleter et serrer les dents. Le médecin présent a mis halte à la procédure.

Les fonctionnaires de la prison ont abaissé les stores pour empêcher les visiteurs présents dans la galerie d'observation de suivre la situation. Ils ont évoqué un « échec de l'intraveineuse » posée sur le détenu.

La gouverneure de l’Oklahoma, Mary Fallin, a ordonné le report pour 14 jours de l'exécution d'un autre détenu, Charles Warner, qui devait être injecté deux heures après Lockett.

L’Oklahoma a adopté un nouveau protocole d'injection létale après que des fabricants de médicaments eurent refusé de vendre leurs produits aux autorités pénitentiaires parce qu'ils s'opposent à leur utilisation dans les injections létales.

Lockett et Warner avaient obtenu en mars le report de leurs exécutions, faute d'anesthésiant pour les injections intraveineuses. L'Oklahoma a fini par réussir à s'approvisionner, mais les nouveaux produits ne semblent pas donner les résultats escomptés.

L'Oklahoma risque des recours judiciaires d'avocats qui redoutent que les condamnés ne succombent dans des souffrances interdites par la Constitution.

La Maison Blanche a qualifié mercredi l'exécution de Lockett d'acte en deçà des normes humaines nécessaires lorsque la peine de mort est appliquée.

Selon le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, le président Barack Obama estime que la peine de mort ne dissuade pas les criminels. Néanmoins, le président pense que certains crimes sont si odieux que la peine de mort vaut d'être appliquée. Dans le cas de Lockett, les crimes dont il était responsable étaient incontestablement odieux.
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