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L'OCI satisfaite de la résolution onusienne condamnant la discrimination sur la base de la religion


Hillary Clinton dit que la Résolution 16/18 reconnaît que la liberté d'expression joue un rôle important dans le renforcement de la tolérance religieuse

Hillary Clinton dit que la Résolution 16/18 reconnaît que la liberté d'expression joue un rôle important dans le renforcement de la tolérance religieuse

Suite à la résolution onusienne condamnant la discrimination sur la base de la religion, l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a cessé de faire pression en faveur de l’adoption d’un traité international interdisant la diffamation sur la base de la religion.

Cela fait des années que les 57 pays musulmans membres de l’OCI tentent de faire introduire dans le droit international, notamment au sein des Nations Unies (ONU), les concepts de blasphème et d'incitation à la « haine religieuse ».

Ufuk Gokcen, observateur permanent de l’OCI à l’ONU, a joué un rôle clé dans ces efforts, mais ce diplomate turc a récemment déclaré dans une interview avec la Voix de l’Amérique (VOA) que l’OCI est aujourd’hui prête à se contenter de la résolution 16/18 adoptée en 2011 par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

« Je ne vois aucune tentative visant à revenir à cette vieille controverse sur la diffamation et le blasphème », déclare-t-il.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a souligné que la Résolution 16/18 reconnaît que la liberté d'expression joue un rôle important dans le renforcement de la tolérance religieuse. C’est correct, renchérit M. Gokcen.

« Ce que la résolution 16/18 a réussi à faire, c'est exactement ce sur quoi nous mettions l’accent. Au lieu protéger le concept de la religion, on passe à la protection des droits des croyants, et je crois que ce cadre est compatible avec le Premier amendement » de la Constitution américaine, a dit M. Gokcen.

Cet amendement protège le droit à la libre expression, y compris le droit au blasphème. M. Gokcen affirme d’ailleurs comprendre que Washington n’ait pas bloqué la diffusion du récent film islamophobe produit aux Etats-Unis, qui a suscité une vague de violentes manifestations à travers le monde musulman. « Je pense qu’à l’âge de la communication et de l'Internet, vous ne pouvez pas arrêter ce type de vidéo insultante ou dénigrante ou encore des livres ou des publications, en les criminalisant. La meilleure façon de lutter contre ce problème serait de développer une sorte de compréhension mutuelle au sein de la communauté internationale, que nous ne devrions pas nous insulter les uns les autres, et que nous ne devrions pas nous diffamer les uns les autres », a déclaré M. Gokcen, ajoutant que cela nécessite une coopération à long terme et la promotion de la compréhension.

Les critiques de l’OCI estime que l’organisation ferait bien de porter son regard sur la façon raciste dont les Juifs sont caricaturés dans la presse musulmane et les manuels scolaires arabes, ainsi que sur les attaques dont les chrétiens sont la cible dans certains pays à majorité musulmane.
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