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L’Italie accueille une rencontre internationale sur la striure brune du manioc


Si la striure brune du manioc se répand en Afrique de l'Ouest, toute la sécurité alimentaire de la région sera compromise, avertissent les experts

Si la striure brune du manioc se répand en Afrique de l'Ouest, toute la sécurité alimentaire de la région sera compromise, avertissent les experts

Ouverture lundi en Italie du « Global Cassava Partnership for the 21st Century », en français le Partenariat mondial sur le manioc pour le 21ème siècle.

Pendant une semaine, les experts vont plancher sur les moyens d’organiser une offensive efficace contre la maladie de la striure brune du manioc (CBSD). Cette maladie se répand de l’Afrique de l’Est à l’Afrique de l'Ouest, ravageant les cultures de ce légume racine dont 300 millions d'Africains dépendent pour leur nourriture et leurs revenus.


Auparavant, cette striure brune était considérée comme un problème affectant surtout l’Afrique centrale et orientale. Mais aujourd’hui, des scientifiques signalent de nouveaux foyers qui suggèrent qu’elle se dirige vers le Nigeria, soit le plus grand producteur de manioc du monde, et le pays le plus peuplé d’Afrique subsaharienne.

Quand la maladie frappe, elle peut détruire 100% de la culture de manioc, explique le scientifique Claude Fauquet, directeur du Laboratoire international des biotechnologies appliquées à l'agriculture tropicale aux Etats-Unis, et co-fondateur de ce partenariat mondial sur le manioc.

Cette maladie est transmise de deux façons différentes, dit-il. « Ça peut aller relativement vite », poursuit-il, expliquant que la striure brune du manioc a été signalée pour la première fois en 2003 sur la côte est de l’Afrique. « En 2004 elle était déjà sur ce que l’on appelle les hauts plateaux, et aujourd’hui, elle est présente dans pratiquement tous les sept pays d’Afrique de l’Est, et on commence à avoir des soupçons sur sa présence en Angola, dans l’Ouest du Congo », a ajouté l’expert.

C’est pour cela qu’on est très inquiet sur sa propagation dans le reste du continent africain, car cela pourrait avoir des effets encore plus grands que ceux constatés en Afrique de l’Est, a poursuivi M. Fauquet, évoquant une « catastrophe » vu que toute la sécurité alimentaire du continent est en jeu.
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