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Un rival du gouvernement libyen veut rouvrir l'aéroport de Tripoli


Le Premier ministre libyen, Fayez al-Sarraj, lors d’une conférence de presse au siège de la Commission européenne à Bruxelles, Belgique, 2 février 2017.

Le chef d'un ancien gouvernement libyen, écarté après la formation d'un exécutif soutenu par la communauté internationale, a annoncé jeudi la réouverture prochaine de l'aéroport de Tripoli où il a entamé des travaux de reconstruction.

Il s'agit d'un nouveau geste de défiance de Khalifa Ghweil à l'encontre du gouvernement d'union nationale (GNA) qui a échoué depuis son entrée en fonctions en mars 2016 à asseoir son autorité dans le pays.

L'aéroport de Tripoli, au sud de la capitale, avait été gravement endommagé lors des combats meurtriers de l'été 2014, à l'issue desquels une coalition de milices, Fajr Libya, s'était emparée de la capitale et y avait installé un gouvernement.

Khalifa Ghweil, ancien chef de cet exécutif, avait été écarté en avril après la formation du GNA, mais refuse depuis de céder son poste.

Lors d'une cérémonie sur le tarmac de l'aéroport à l'occasion du sixième anniversaire de la révolution libyenne, M. Ghweil a déclaré que les travaux de reconstruction devrait être achevés "bientôt", sans autre précision.

Ces travaux, dont l'origine des financements n'a pas été divulguée, ont été confiés à une entreprise locale qui a déjà achevé la rénovation du pavillon d'honneur.

Selon la société, les travaux de construction d'une nouvelle aérogare sont en cours, de même que l'aménagement du parking et de la tour de contrôle.

Depuis la destruction de l'aéroport de Tripoli, les vols ont repris à l'aéroport de Mitiga, à l'est de la capitale, aujourd'hui sous le contrôle des forces pro-GNA.

Originaire de Misrata, M. Ghweil est appuyé par des milices de sa ville natale ainsi que d'autres groupes à Tripoli, basés notamment dans le sud de la capitale.

Depuis quelques mois, il multiplie les gestes de défiance à l'encontre du GNA, affaibli par les rivalités qui déchirent le pays.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye et en particulier la capitale Tripoli sont sous la coupe de dizaines de milices dont les allégeances et les zones de contrôle changent selon leurs intérêts.

Avec AFP

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